‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 50 sur 277 · Le marquis de Villeneuve-Trans, op, cit,, t. 111, p · texte numérisé non relu

Le marquis de Villeneuve-Trans, op, cit,, t. 111, p

Philippe III, dit le }ieLPdi

Mort, le 5 octobre 1385, de Paludisme.

Les historiens ont noté la nullité intellectuelle du fils de Saint-Louis, l'absence chez ce prince de tout sens politique, de toute suite dans les idées'. Les cliniciens doivent relever de leur côté chez ce souverain certaines tares psychiques, qui complètent à merveille son portrait psycho-pathologique.

C'est d'abord un infantilisme prolongé : du vivant même de Saint Louis, et à son insu, la reine Marguerite de Provence fit secrètement signer à son fils Philippe, alors âgé dedix-buit ans, rengagement écrit de rester sous sa tutelle et de ne rien décider par lui-même /us^^u'àf 4?^^^ trente ans. Il ne fallut rien moins qu'une bulle papale pour relever le jeune prince de ses imprudents engagements ■.

Même parvenu à Tâge d'homme, Philippe fit

I . Cf. Ch. V. Langlois, Philippe III; Pfister, Rtvue critique, 1887, etc.

3. Langlois, op. cit. et Revue des questions historiques, 1867,

t. ni.

preuve d'une émotivité excessive : à la mort de son père, et un peu plus tard à celle de sa femme, il tomba dans un abattement qui fit craindre pour ses jours. « Il manqua de perdre Tesprit », selon l'expression d'un chroniqueur, à la nouvelle de la défaite de sa flotte*.

Ce qui nous autoriserait, si la preuve en était faite, à le ranger dans les anormaux, ou, pour mieux dire, dans lesdégénérés, c'est son inversion sexuelle. Mais, sur ce point, nous n'avons qu'un seul témoignage* et cela ne saurait suffire. Nous pouvons toutefois remarquer, à ce propos, qu'il observa jusqu'à sa mort une continence tout-à-fait singulière chez un homme de son âge et de son rang ^.

C'est en 1285 que Philippe 111 succomba aux atteintes du mal qui avait emporté Saint-Louis.

Au mois d'août 1270, devant Tunis, il avait été attaqué de fièvre quarte et de dysenterie, en même temps que le roi son père \ Une épidémie, qui fut très meurtrière, du reste, sévissait sur le camp des Croisés *.

Quinze ans plus tard, pendant la retraite d'Aragon, les fièvres paludéennes enlèvent la moitié de

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