‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 62 sur 277 · P. Cochon, Chronique normande, éd. Beaurepaire · texte numérisé non relu

P. Cochon, Chronique normande, éd. Beaurepaire

Ions, à ce propos, une particularité, qui permettra à d'aucuns de tirer certaines inductions : cette reine passionnée était boiteuse de naissance *.

Jeanne de Bourgogne fut une des victimes de cette terrible épidémie de peste à bubons', qui sévit sur l'Europe vers la fin de la première moitié du xive siècle.

1. Cf. Cbronograpbia Regum Francorum, éd. Moranvillé, t. 11; Chronique des quatre premiers trahis, éd. S. Luce ; Pierre Cochon, op. cit., etc.

2. V. sur cette épidémie : Nicaise, Gti^ deCbauliaCjp. 167; Littré, Médecine et médecins] Ozanam, Anglada, etc.

Jean II, dit le Bon

Mort, le 8 avril 1^64, de Blessure TRAUMATiauE.

Tous les enfants de Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne, à l'exception de Jean le Bon, étant morts en bas âge ou sans descendance .légitime, Jean continua seul la postérité de son père.

A seize ans, il fut atteint d'une affection bizarre qui mit ses jours en danger ^ Cette maladie, de marche aiguë, dura deux semaines et fut caractérisée par l'apparition quotidienne sur les membres de grosseurs ou saillies dures, de couleur brunâtre ou livide, se terminant par résolution, par conséquent n'aboutissant ni à la suppuration, ni à la chronicité, ce qui exclut l'idée d'une adénite ou d'une tumeur squirrheuse (cancer, par exemple).

Brachet * croit qu'il s'agissait de ce qu'on nomme aujourd'hui rérytbéme noueux des rhumatisants, qui est le lot des arthritiques strumeux. C'est ce que Bazin nommait rérytbéme induré scrofuleux\

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