Op, cit., t. I, p
3. Bazin, Affections cutanées d'origine arthritique et dar» treuse, p. 137.
Les médecins mandés par le duc jugèrent l'affection grave : elle avait un aspect typhique inquiétant, et le royal patient était déjà épuisé par des excès précoces (marié dès l'âge de 13 ans, il avait eu un premier enfant à 15 ans !)
A ce propos, nous ne devons pas omettre de noter, que d'après des recherches relativement récentes *, la blennorrhagie, qu'on sait être aujourd'hui une maladie générale à manifestations locales, entre en ligne de compte dans la patho^ génie de Térythème noueux. La précocité sexuelle du jeune roi autorise bien des soupçons!..
En dépit de l'opposition de ses conseillers, qui l'engageaient à veiller un peu plus sur sa santés Jean le Bon se rendit à Londres, fidèle, disait-il, à la foi jurée, mais, au dire de maints chroniqueurs,, pour y jouer, causa joci. ' Un jeu dangereux apparemment, puisqu'après deux mois d'une vie de dissipation et de « récréations... en dîners, en soupers, et en aultres manières »', il tombait cette fois sérieusement malade.
Sa mort fut-elle la terminaison de cette maladie, il est assez malaisé de Taffirmer. Plusieurs opinions ont, en effet, été émises.
Tandis que les uns* se prononcent en faveur d'une affection grave {gravi morbo correpius)^
1. Société de médecine interne de Berlin, séance du 10 décembre 1894. Communication du professeur Litten.
2. Continuateur de Nangis, éd. Geraud, t. Il, p. 333. ^j. Froissart, éd. S. Luce, t. VI, p. ^92.
4. Walsingham, Hist, j4ngHcana, éd. Riley. Londres, 1863» t. I, p. 299.
d'autres parlent de mort subite par apoplexie*; d'autres enfin, et ceci mérite de nous arrêter davantage, prétendent que Jean le Bon aurait succombé à un coup de dague, que lui aurait porté un seigneur, après une partie d'échecs -.
Après tout, cette version n'est pas si improbable qu'on a bien voulu le dire.
i.Martène, Amplissima coIUciio ji. V, p. 287 (Chronique de Zantfliet).
2. Zantfliet, op. cii,, et P. Cochon, Chronique normandcj p. 107.
Charles V
Mort le i6 septembre 1380, d'une lésion aortiq.ue d'origine goutteuse.
De sa première femme, Bonne de Luxembourg, Jean le Bon avait eu neuf enfants :
r Louis, duc d'Anjou, qui meurt d'une angine phlegmoneuse *, le 3 octobre 1384.
2"" Jean, duc de Berry, goutteux*, mais dont on ignore la cause de mort.
30 Philippe, duc de Bourgogne, mort le 27 avril 1404'.
4"" Jeanne de Navarre, qu'on dit à tort avoir été empoisonnée et qui mourut subitement dans son bain, à la suite d'une syncope, « de faiblesse de cœur »*, en 1416.
5* Isabelle de France, qui épousa le duc de Milan, Galèas Visconti*.