V, aux Pièces justificatives la note A
dent; la joue et une partie du visage avaient enflé, et il s'était écoulé peu après, spontanément sans doute, « une grande quantité de matière ». C'était un abcès (une fluxion dentaire, en apparence), qui s'était résolu. La dent avait été arrachée, et la plaie « curée. y>
La maladie avait débuté le 9 juillet * ; elle devait avoir une évolution rapide. Dés les premiers jours, comme nous l'avons dit plus haut, le roi s'était mis en tête qu'on voulait l'empoisonner, et, au dire du chroniqueur officiel Chartier *, il « ficha tellement ledit empoisonnement en son cœur que oncques puis n'eult joye ne santé ; il se desconforta tellement qu'il délaissa le tnengier par r espace de huit jours ou environ, pour ce qu'il n'osoit se fier à nul de ses gens^.
<( Ne pour choses que ses physiciens lui dirent que s'il ne mangeoit il estoit mort. Et adonc mist paine de menger, mais ne peult, car ses conduits estoientja tout rettraitz. »
1 . C'est ce qui paraît résulter de cette dépêche de Ca* mulio au ducideMilan, datée du 30 juillet: « Imo hevenutoqui persona propria, partita a li nove del présente de la Curia, chi dice el Re de Francia haver havuto mal de denti et esser guarito. L'altro di, à Brocelle, domandandome io al vescovo de Tomai che he il statutto de Bergonia, el me disse Vero el Rede Franza havia havuto una doglia a una mascella et che se diceva essergli aposte mato le getigive da una masca. » Archives de Milan (citées par Beaucourt, VI, 440, n. 6).