Chronique marlmieime dans de Beaucourt, t. YI, p
3. Additions d'Adrien de But à la Chronique de Jean Brandon, édition Kervyn de Lettenhove, Bruxelles, 1870, t. 1, p. 157-
3. Cf.J. Chartier, t. 111, p. 112 ; Robert Gaguin, fol. 276; Zantfliet, dans Marténe, Amplissima co!UctiOt X. W ^ p. yyi; Thomas Basin, 1. 1, p. 311.
4. « On sait que cette crainte d'empoisonnement, et le refus de nourriture qui est le résultat de cette idée délirante, sont les symptômes pathognomoniques d'une certaine forme de la folie. » Jacoby, Etudes sur la séleclian, p. 391.
5. La croyance à l'empoisonnement se rencontre chex deux auteurs contemporains : « Eodem anno (1460)» pracdictus rex Francis, sumto veneno, pêne desperatus est de vita sua; sed suffragante sibi divina clementia, post modicum tempus convaluit. » Zantfliet, dans Amplissima collectio, t. V, col. çoi.' «Necsine veneni suspicione mors ipsa continget:
vagues conjectures. Il faut chercher ailleurs, croyons-nous, la cause de cette mort royale.
En réalité le: problème est des plus complexes. Notre confrère et ami le Docteur Potiquet, qui a étudié avec une conscience rare le cas d'un des derniers Valois, le cas de François 11, était particulièrement qualifié pour nous donner une opi* nion autorisée.
« Il n'y a pas (nous écrivait-il récemment, après examen des pièces que nous lui avions soumises), à envisager que l'hypothèse du noma, mais celle d'une suppuration du sinus maxillaire, d*un cancfft ou même de Factinomycose; mais il est, à mon avis, impossible de tirer du récit des contemporains autre chose qu'un diagnostic des plus hasardés. En tout cas, il parait à peu près certain que cê n'est pas de bon gré que Charles y II est mort de faim\ comme on renseigne dans nos lycées,,. »
Pour justifier l'hypothèse d'un cancer de la bouche, on a dit, mais a-t*-OQ réussi à le démontrer, que la plaie de la jambe était pareillement de nature cancéreuse *.
quod ipse adhuc aeger decumbens, sœpissirae questus fuisse dicitur. Sed ethanc suspicionem non modicum adauxit,quod nulliim aut minimum de ejus obitu dictusDelphinus luctum duxit, sed ei, qui primo ad se de hoc nuntium attulit, tanquam sibi jucundissima portasset nova dédit non cpntemnenda. » Thomas Basin, t. 1, p. 311. (Rapporté par Beaucourt, t. VI, p. 440, n. I.)
1. 11 mourut d'épuisement, de faim chronique, « par une trop grande abstinence, dans la seule veue qu'il (Louis Xl,son fils) ne Tem poison nât », raconte Varillas.