V. aux Documents jmtificatîfs^ la note B
2. Ses antécédents héréditaires et personnels ne rendent pas, royons-nous, cette hypothèse tropjhasardée.
PIÈCES JUSTIFICATIVES
Voici la lettre quî fut écrite au Dauphin par les ministres pour l'aviser officiellement de la maladie du Roi : nous l'extrayons de Y Histoire de Louis XI, de Duclos, 1. 111, p. 237-239.
Lâttn des Ministres et autres gens du Conseil au Dauphin, pour lui donner avis de la maladie du Roi,
Notre très redouté Seigneur, nous nous recommandons à votre bonne grâce si très humblement que plus pouvons. Plaise vous sçavoir, notre très redouté Seigneur, que certaine maladie est puis aucun tems en ça survenue au Roy votre père, notre Souverain Seigneu-r, laquelle premièrement a commencé par la douleur d'une dent, dont à cette cause il a eu la joue et une partie du visage fort changées, et a rendu une grande quantité de matière, et a été ladite dent après arrachée, et la playe curée en manière que pour ce, que aussi par le rapport que Tes médecins nous faisoient chaque jour, nous avions ferme espérance que brief il dut venir à guérison. Toutefois pour ce que la chose est de plus longue durée que ne pensions, et que, comme il nous semble, il s'affoiblit plus quMl ne souloit, nous, comme ceux qui après lui vous désirons servir et obéir, avons délibéré de vous écrire et faire sçavoir, pour vous en avertir, comme raison est, afin de partout avoir tel avis que votre bon plaisir sera,
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«t vous plaise, très redouté Seigneur, nous mander et commander vos bons plaisirs, pour y obéir de tous nos pouvoirs au plaisir de notre Seigneur, qui par sa sainte gr^ce vous doint très bonne vie et longue.
Ecrit à Mehun-sui-Yevre, le 17* jour de juillet. Ainsi signé :
Kos très humbles êi obéUsans servUeurSf Charles d^Anjou, A. de Chabahnes,
Gaston de Foix, j. d*Estouville,
GUILL. JUVENEL, MaCHEUN BrACHET,
Chancelier, Tanguy du Chatel,
Jean, Jean Bureau,
Constant, Guill« Cousinot,
A. DeLVAL, p. DORIOLE,
Amemjon d'Albret, Chaligant.
CAUSES DE LA MORT DE CHARLES VU (Opinion du docteur Notta)<.
De l'analyse des divers documents que j'ai sous les yeux, il résulte : que Charles VU, après une existence des plus agitées, usé par une vie des plus licencieuses, et par des préoccupations morales de toute nature, « qu'il ait esté ou non en dangier d'empoisonnements, ou d'intoxications », comme l'écrivait en ^51 un grand prélat du temps, était encore très bien portant en septembre 14^^, ainsi qu'il l'écrit lui-même à Chabannes : « Mais grâces à Notre-Seigneur, nous sommes très bien guéri et aussi en bonne santé et disposition que fûmes longtem ps a » .
C'est peu de temps après que le Roi commence à décliner, et, à partir de décembre 1437, il nous est représenté .par les chroniqueurs comme infirme et valétudinaire. Son état moral «st affecté. Les terreurs qui remontaient à son jeune âge redoublent. 11 est vrai qu'un complot tramé contre lui légi-