V. aux Pièces justificatives du chapitre la note B
genièvre, «des plus rouges» qu'on pût trouver*. Le genièvre, nous ne devons pas l'oublier, était alors employé contre Tanurie^: il entre, d'ailleurs, dans la composition de préparations diurétiques^, qui jouissent, encore à l'heure actuelle, d'une vogue méritée.
Nous avons parlé, au début, Sberpéiisme: est-ce autre chose cette dermatose, qui fait croire aux médecins et à l'entourage que le roi est atteint de la lèpre*, et qui nécessite des bains multipliés, tantôt dans des « cuves à baigner *», tantôt dans des « estuves de boys* ou de cuivre? » N'est-ce pas pour une dermatose analogue à celle qu'on décrit aujourd'hui sous le nom de gale, que le roi fait rechercher certain fromage', qu'on assure souverain contre cette affection prurigineuse?
Est-ce par coquetterie ou par nécessité qu'il emploie de la « farine de pois lupins», excellente pour blanchir le teint et adoucir la peau®; ou qu'il fait acheter des serpents par son écuyer de cuisine, sans doute des vipères, dont le bouillon et la gelée servent à réparer les pertes et mortifications causées par les ulcères malins'?
1 . Bibl. tiat.y f. f., 6987, f 1 1, cité par Brachet, IV, 295.