‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 89 sur 277 · Bibl. de V Ecole des Chartes j 1894, p · texte numérisé non relu

Bibl. de V Ecole des Chartes j 1894, p

9. archives nat., K,K., 64, f*66; Pharmacopée royale, etc . , de Charas, 1753, t. H, p. 615.

Le lait d'ânesse, la limaille d'or, l'or potable S entrent aussi dans la confection du breuvage qu'on administre au roi malade : toutes choses, produits naturels ou médicaments, qui à l'époque font partie de l'arsenal thérapeutique destiné à combattre les affections cutanées.

Comme on peut le supposer, toutes ces drogues se montrèrent peu efficaces, et l'infortuné souverain ne tarda pas à recourir aux empiriques.

En 1478, passe à Lyon un charlatan qui portait un nom prédestiné : Jean Mercure. On en donne avis à Louis XI, qui prescrit à ses plus habiles archiâtres d'examiner ses drogues.

Sur le rapport qu'ils fifent au roi que la science de cet homme était « plus qu'humaine », le prince demanda à le voir. Le charlatan répondit à toutes ses questions, et, en quittant le roi, il lui remit deux présents, deux talismans : une épée très riche, qui renfermait « cent quatre-vingts petits glaives ou couteaux », et un ^ bouclier, orné d'un miroir, qu'il disait contenir beaucoup de vertus secrètes».

« Cet homme était si désintéressé, écrit un de ses biographes ', qu'il distribua aux pauvres tout l'argent qu'il avait reçu du roi.

<c 11 ne demeura, ajoute-t-il, que quelques mois dans Lyon et disparut tout d'un coup sans qu'on put savoir ce qu'il était devenu. Tout cela sentait l'imposteur, d'autant plus qu'il se vantait d'avoir

Page 1