I. Cf. Berthevin, op. cit., pp
a. Compte d* Alexandre SexU^ argentier du Roi :
« A Jean Hurle, appothicaire, la somme de 55 sols tournois, qui deue luy estoit pour une livre pouldre de violette, prise et achetée de luy le dixième jour de mars et livrée à Pierre Direy, vallet de chambre du Roi, pour mectrc entre les robes et aultres habillements du dit Seigneur. » iArcb. Ml/., K.K., 60).
Comme les rois, dans les questions d'étiquette et dans les habitudes ordinaires de la vie, se sont plu à imiter leurs prédécesseurs, cette préférence de Louis XI pour la violette se transmit aux règnes suivants, et la charmante fleur eut la mission de parfumer la garde-robe et la literie des rois de France. (A. Chéreau, op, cit.)
Les coflfres de la reine (Anne de Bretagne), dans lesquels
Pour l'égayer et l'empêcher de dormir, on faisait souvent de la musique, et comme il avait fort aimé la chasse * et qu'il ne pouvait plus se livrer à cet exercice, on prit des rats et des souris que Ton faisait chasser par des chiens dans ses appartements *.
Rien ne parvenait néanmoins a dissiper l'ennui qui l'envahissait de plus en plus : ni c les joueurs de bas et doux.instrumens... ni les bergers de Poitiers... ni les bigots, bigottes et gens de dévotion... occupés sans cesse à prier Dieu qu'il permit qu'il ne mourût point, et qu'il le laissât vivre' ».
La Sainte Ampoule est alors apportée de Reims en grande pompe et sert à l'oindre une deuxième fois ; les moines de Cologne et d'Aix-la-Chapelle
on conservait son linge, ses rubans, ses coiffures, enfin ces menus objets de toilette que les femmes de tous les temps ont possédés, étaient remplis de sachets, dans lesquels on mettait, soit des roses de Provins, soit de \3Lpoudre devioUtU musquée, soit d'autres senteurs. La poudre de violette était employée plus ordinairement : cinq livres de cette poudre avaient été fournies d'une seule fois pour remplir vingtquatre sachets. (Cf. Le Roux de Lincy, Vie de la reine ^nnede Bretagne),
1. « Pour tout plaisir il aymoit la chasse, et les oyseaulx en leurs saisons ; mais il n'y prenoit point tant de plaisir comme aux chiens. Encores, en ceste chasse, avoit presque autant d'ennuy que de plaisir ; car il prenoit de grans peines, il couroit les cerfz à force, et se levoit fort matin, et alloit aucunes fois loing, et ne laissoit pour nul temps qu'il fcist ; et ainsi s'en retournoit aucunes fois bien las, et presque toujours courroucé à quelcun, car c'est mestierqui ne se conduit
as tousjours au plaisir de ceulx qui le conduisent. Toutes "ois il s'y congnoissoit mieulx que nul homme qui ait régné de son temps, selon Toppinion de chascun. » Commincs, éd. Dupont, t. 11, p. 271.