H. F., XII
(2) LucHAiRE, Annales, p. xxxvi.
(3) Suger, Vie de Louis le Gros, édition Molinier.
(4) On le vit au siège du château de Mouchi, emporté par l'ardeur de la lutte, pénétrer dans le donjon qui brûlait, au risque de périr dans le brasier, et en revenir, comme par miracle, avec une extinction de voix, dont il ne guérit que longtemps après. (Luchaire, op. cit., p. xl.)
LOUIS VU Mort, le 18 septembre 1180, d'une lésion cérébrale.
Le dossier pathologique de ce roi a été dressé par Brachet (1) avec le soin qu'il apportait dans ces reconstitutions médico-historiques. Nous nous référerons à son travail, au moins dans ses lignes essentielles.
Vers l'âge de trente ans, Louis VII fut atteint d'une première maladie, à forme aiguë, mal définie.
Pas de renseignements sur son état de santé pendant une période de plus d'un quart de siècle.
x\u commencement de l'année 1179 (sûrement avant la fin d'avril, précise notre guide), le roi a une deuxième attaque de paralysie, et sans doute une monoplégie brachiale, puisque le membre inférieur conserva ses mouvements normaux.
Quelques mois plus tard, au retour d'un voyage en Angleterre, nouvelle attaque : cette fois, tout le
côté droit est pris (hémiplégie droite, avec aphasie motrice concomitante).
L'invasion du mal fut subite; il apparaît nettement dans les récits du temps que le froid a été la cause initiale de la paralysie (1).
Est-ce une apoplexie ou du ramollissement, il est malaisé de se prononcer. Les troubles paralytiques prémonitoires indiquent le ramollissement ; l'attaque a frigore ressortit plutôt à Théraorragie cércibrale. Quoi qu'il en soit, tout le corps était paralysé et principalement la langue ; et son état était tel qu'il ne put assister au couronnement, à Reims, de son fils, Philippe-Auguste (2).
L'année suivante, l'héritier présomptif enlevait à son père le sceau royal, afin, dit un chroniqueur anglais, « que Louis ne pût, à Tinsu de son fils, décréter quoi que ce fût dans le royaume ».
La mort de Louis VII survint le 18 septembre 1180, après un règne de /i3 ans : elle était le résultat prévu de sa lésion cérébrale (3), et de l'épuisement consécutif à une maladie de longue durée.
(1) H. F., XVII, 438 ; Brachet, II, p. 27, n. 3.
(2) H. F., XII, 286, et Chronique de Nangis, éd. Geraud, novembre 1179.
(3) On ne saurait dire que les excès y aient été pour quelque chose, car il paraît établi que, à l'opposé de son père et de son grand'père, Louis VII fut plutôt un chaste.
« Vous ne valez pas une pomme pourrie », lui disait un jour la reine, qui était, raconle-t-on, « belle et plaisante, très bien
laile de corps » et de coinplexion amoureuse. Les médecins, venus de partout pour la circonstance, furent tous d'accord pour attribuer certains troubles morbides à la continence du roi ; la phrase est à citer dans son texte primitif : « Cujus cùm medici, tam proprii quàm undique confluentes, « causas œgritudmis subtiliùs inquisiissent, tandem in hoc « omnes convenerunt, quod ex longa confinentia e defcctu « coïtus incoramodura ei illud acciderat... «