‹ Les mosaïques de Saint-Marc à VeniseChapitre 14 sur 66 · La Résurrection du Christ · texte numérisé non relu

La Résurrection du Christ

Crimina qui purgo triduo de morte resurgo, Et mecum multi dudum rediere sepulti.

En verus fortis qui f régit vincula mortis. Sur le bord du tombeau se trouvent ces mots: Cajetanus F. MDCXVIL

(*) V. la partie historique.

(2) A propos de cette mosaïque, Stringa raconte l'anecdote que voici. A l'époque de la guerre de Venise contre Gênes, l'ambassadeur de Gênes, passant un jour sur la place de Saint-Marc en compagnie du patricien vénitien, Orsato Giustiniani, fit remarquer à ce dernier que la bannière que tenait en main le Christ ressuscité lui était un bon présage, parce qu'il portait la croix rouge sur fond blanc, qui était l'écusson de Gênes.

Alors Giustiniani, après avoir conduit l' ambassadeur au Palais Ducal, appela aussitôt un mosaïste et lui fit en moins d'une heure remplacer la croix par le Lion de Saint-Marc. En sortant du Palais, l'ambassadeur était tout interdit et croyait avoir rêvé.

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