Part par homme, ——— = 2.000 francs
Part du patron, 2,000 x 2 = {4.000 francs.
Bénéfice de l’armement, 14.000 — 11.600 = 2./00 francs.
L'augmentation de capital engagé amènerait un accroissement notable des parts des pêcheurs et diminuerait la rémunération du capital ; on ne trouverait jamais de capitaux. Avec la répartition des dépenses de combustible, les bénéfices s’éta-
blissent comme suit :
Mixte, avec répartition par moitié des dépenses de combustible.
Dépenses : Combustible.... 3.250 francs.
AUOT CSP M 8.390 Hotalrenes . 11.600 francs.
ER 28.000 — 9.290 Part de l’équipage, Sr 12079 (Frances.
Part de l’armement, idem.
S 121070 Part par homme, ———— — 1.768 francs.
Part du patron, 1.768 x 2 = 3.536 francs.
Bénéfice de l'armement, 12.375 — 8.350 = 4.025 francs.
Dans ces conditions, les parts sont presque doublées, et le capital est convenablement rémunéré.
Ces chiffres ne sont évidemment donnés qu’à titre d’indication ; la répartition des dépenses et bénéfices entre le patron,
les hommes, l’armement peut varier ; mais il est un principe
EDS
qui doit demeurer absolu, c'est que l’équipage doit être intéressé dans l’économie du combustible,
On peut objecter que, dans ces dernières années, les parts à bord des voiliers ont été inférieures aux chiffres cités plus haut ; mais ce qu'il est important de faire ressortir, c’est qu'en tout état de cause, l'emploi du moteur augmente ces parts de 75 à 100%;
Les résultats obtenus jusqu'ici confirment d’ailleurs nettement ces résultats ; nos 130,000 tonneaux de voiliers de petit et moyen tonnage ont, ces dernières années, rapporté environ 120,000 tonnes de poisson par an, soit 72 millions de francs environ ; les frais absorbant la moitié de cette somme, les 36 millions de bénéfices ont été répartis entre les 90,000 pêcheurs, soit environ 400 francs par tête.
Or, en même temps, pour nos 5,000 bateaux à moteur comportant ensemble environ 25,000 hommes d'équipage, le bénéfice net supplémentaire a été évalué à 7,500,000 francs, ce qui donne un supplément moyen de 300 francs par homme, soit 75 % de bénéfice supplémentaire moyen.
Les proportions oblenues ainsi concordent donc suffisam-
ment avec les précédentes.
III, — Assurance mutuelle du matériel.
La transformation de l’armement correspondra à une augmentation très importante de valeur du matériel.
Il paraît donc incontestable que les patrons s’efforceront de se couvrir au mieux des pertes possibles d'engins ou de bateaux. Etant donné que les compagnies d'assurances, comme nous le verrons, n’acceptent pas encore très facilement d’assurer les embarcations de petit tonnage, c’est dans le développement des sociétés d'assurances mutuelles du matériel que se traduira le besoin des pêcheurs de diminuer les risques de
mer.
Il en a été ainsi, d'ailleurs, à Arcachon, et le tableau ci-après
est la démonstration très nette de ce que nous avons avancé.
Arcachon. — Développement des sociétés d'assurances
mutuelles de matériel entre pêcheurs.
FEREL ATRR | NOMBRE | PRIMES INDEM- | CAPITAL
= A ! le S IBV Ne X " ÈS SOCIÈTÉS années! ‘° |perques | -©UBVE IUÉS duittai bateaux TIONS payées
| assurés | Manes fraucs | de réserve
PRRPRRE, Ft 0 Mutualité maritime} 906 006 | 7 26S 300 f. 4.209f.| 2.494f. d'Arcachon. 1912 | 505 2 1.366 3.562 | Solidarité maritimef 1906 | 201 5 109 3.780 HP ARCSERE ENS CORRE 1912 ! 269 249 5.466 | Mutuelle maritimel 1909 È 131 | 330 d'Andunas........} 1912 = 10,445 655 | 1.977
Association d'assu-| 1909 à 25 25 200 rance maritime de | 100 47740 la Teste LAN S
Solidarité maritime] 1909 | 22% 11.250 | 4 006 | 1.400 de Gujan-Mestras..| 1912 | 23 11.572 | 2 18.590
Nous examinerons au chapitre IV s'il n'y aurait pas lieu de prendre certaines mesures en vue de faciliter le développement de ces sociétés, mais dès maintenant on peut affirmer que le mouvement mutualiste est intimement lié à la prospérité de l'armement.