II. — Réalisalion du type marin
Aussi est-ce dans une voie toute différente que, dès le début, les constructeurs bien avisés, la plupart étrangers d’ailleurs, ont dirigé leurs efforts. Abandonnant toute idée de conserver les grandes lignes du type précédemment, ils ont résolument conçu des moteurs uniquement adaptés à l’usage auquel ils étaient destinés.
Pour faire solide, on a, dans les types de cette école, non seulement établi des pièces largement calculées, mais encore réduit leur nombre au strict minimum.
Pour faire économique, il fallait utiliser des combustibles moins chers que le pétrole lampant, mais aussi de moins en moins volatils et de consistance de plus en plus sirupeuse (huiles lourdes de pétrole, du goudron de houille, de schiste), avec lesquels l’emploi d’un carburateur devenait pratiquement impossible. Pour tourner la difficulté, les constructeurs ont été amenés à injecter directement à l’intérieur du cylindre le combustible liquide, dans de l’air sous pression.
Ces moteurs sont connus sous le nom de « Semi Diesel » (2).
Il est intéressant d'examiner sommairement le fonctionne-
ment d’un de ces moteurs (3).
1) Le départ n’est pas instantané, car il faut au préalable réchauffer le pétrole, à moins de partir avec de l'essence, mais, dans ce cas, un approvisionnement de deux combustibles est nécessaire.
(2) Appellation donnée en raison de l’apparente analogie avec les machines Diesel proprement dites.
(3) Moteur Mietz et Weitz ; de type analogue : Kromhout, Tuxham, Greï, Bolinder, Alpha, Swidersky, etc., etc.