‹ Les moteurs à explosions dans la marine de pêcheChapitre 42 sur 171 · Les engins actifs · texte numérisé non relu

Les engins actifs

Ces engins, dits « arts traînants », réunissent tous ceux qui capturent le poisson en-le draguant en quelque sorte.

Ils sont très puissants, surtout dans leur forme dernière, l'ottertrawl ou chalut à panneau, grande poche conique longue de 4o mètres, large de 10 mètres et de 1 m. 250 de hauteur, immense gueule de squale, qui, remorquée à faible vitesse, permet les pêches les plus variées et les plus considérables.

On l’a accusé d’être un agent actif de dépeuplement ; cependant, aujourd’hui, si l’on convient que son emploi n’a pas été autant qu'il eût été souhaitable accompagné d’une extension correspondante des lieux de pêche, on reconnaît qu'il est loin d’être aussi dommageable qu’on a bien voulu le dire. |

Son action, assez grande sur les poissons plats, semble peu importante sur les poissons ronds ; elle est nulle sur le hareng et reste à démontrer sur les frayères. L’ottertrawl n’a en rien déplacé les espèces migratrices et, avec la maille obligatoire de 0" 04, laisse échapper 80 % du poisson.

La senne rentre dans la même classe ; la senne tournante, dite Bellot, employée par les Basques et les Espagnols, est rejetée par les Bretons comme donnant des pêches trop abondantes….

Le seul engin vraiment nouveau que Boulogne et Arcachon emploient déjà, c’est l’ottertrawl ; mais il exige une puissance assez grande, tant pour être déplacé que pour être ramené à bord : il est, en général, l’outil du grand vapeur, l’outil de Ja

pêche industrialisée.

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