‹ Les moteurs à explosions dans la marine de pêcheChapitre 50 sur 171 · IV. — La sardine · texte numérisé non relu

IV. — La sardine

C'est, de toutes les pêches, celle que le public ignore le moins, non seulement à cause de la nombreuse population qu'elle occupe et de l’argent qu’elle rapporte (18 M. f. en

1909), mais surtout en raison des conflits incessants qu'elle

soulève, des misères qu’elle provoque. Elle a, pour nous,

un intérêt tout spécial par sa situation critique et le champ très vaste qu'elle offre à l’application du moteur. C’est à elle que servent, de mai à octobre, beaucoup de ces petites embarcations, non pontées, de 3 à 12 tonneaux, montées par 4 à 6 hommes, qui ne s’éloignent guère du rivage et que l’on rencontre partout, de Douarnenez à Saint-Jean-de-Luz.

Le poisson se prend au filet dérivant, il s’y « maille » attiré par la rogue (œufs de morue) jetée de part et d'autre de l'engin. Les procédés sont primitifs, le rendement incertain.

Toutefois, certaines régions se sont révélées moins routinières : Les Arcachonnais, grâce aux pinasses à moteur, sortent à peu près toute l’année et, souvent, à plus de 30 ou 40 milles du bassin. Les Basques se servent du filet tournant qui, empri-

sonnant la sardine, évite l'emploi de la rogue ; très productif,

(1) Le thon qu'on trouvait autrefois à l’est de cette ligne s’est presque entièrement reporté à l'ouest, troublé qu'il a été par le passage des vapeurs.

Er

ce système, pour cette raison même, a toujours été repoussé

par les Bretons.

Le rendement annuel est très variable (x).

QUANTITÉS | VALEUR en en

tonnes francs TDO HAINE. CRETE hh.500 12.800.000 DOS VA EE - 12.700 7:000.000 DOS rer 13.900 8.100.000 TOUTES Cover 28.000 20 . 700 .000 TOO rer des 19.000 10.000.000 TDCi 11.600 8.500.000 ROUTE TL? 11.000 7.400.000 LOOBN. dr ierel LL 23.000 19.400.000 LOODMA PT Tien 32.000 18.500.000 TER PAEPe je. 26.400 13.400.000

On conçoit qu'une telle irrégularité fasse peser un malaise perpétuel sur cette ‘industrie. Quand il y a trop de sardines, les usines ne peuvent les absorber, les prix tombent à rien et c’est la misère ; quand il n’y en a pas assez, les prix sont assez élevés, mais, la quantité étant très faible, c’est encore la misère.

Il est à remarquer que la hausse des prix, aussi forte qu'elle soit, ne compense jamais la faiblesse en quantité.

En 1897, la sardine valait 6 fr. le mille, les pêcheurs ont reçu 11 M. f.

En r90», elle valait 18 fr. le mille, ils ont reçu 7 M. f.

Dans une année moyenne, comme 1897, le bénéfice net, après déduction des frais d'amortissement et de rogue, peut

être estimé à 5 M. f. environ, soit pour chacun des 20,000

De -

: * () Ces chiffres ne sont pas d’une exactitude, rigoureuse, beaucoup de

déclarations sont omises, aussi bien par les syndicats que par les

usiniers. Toutefois, ils donnent une idée de la variation des rendements.

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