‹ Les moteurs à explosions dans la marine de pêcheChapitre 51 sur 171 · MA · texte numérisé non relu

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pêcheurs : 250 fr. de salaire pour les cinq meilleurs mois de l’année.

Mais, si nous constatons des variations aussi grandes des prix dans le temps, elles ne sont pas moins fortes d’un pays à l’autre. Dans une même année, le « mille », unité de vente de la sardine, valait de 20 à 30 fr. en France, de 6 à 7 fr. au Portugal.

Comment, dans ces conditions, notre exportation, qui représente les deux tiers de la production totale, pourrait-elle lutter contre la concurrence étrangère? L’Angleterre, qui était un

de nos plus grands clients, s’est tournée vers la Norvège, le

. Portugal et l'Espagne. Certes, nous avons encore la qualité, le

renom, mais le consommateur ordinaire se refuse, et c’est compréhensible, à payer notre réputation d’une majoration de 50 % sur un produit d’une consommation courante.

Le remède évident est non dans le pis aller de petites tractations aussi bizarres que temporaires, comme il en est intervenu récemment encore avec l'intermédiaire du gouvernement entre les parties en jeu tendant toujours à limiter la pêche, à restreindre l'emploi des engins productifs, à fixer de savantes échelles de prix, autant de concessions à la routine, mais bien

dans une production abondante et constante.

La preuve en est qu'à Arcachon, par exemple, le métier de sardinier nourrit largement son homme. Cela implique chez le pêcheur un outillage et des méthodes perfectionnés, chez l’usinier des machines à grand débit. Or les premiers, trop nombreux, pauvres, ignorants et mal conseillés, sont inertes, sinon renfermés dans une hostilité sourde qu'expliquent par- ‘fois, il faut bien le dire, des pratiques défectueuses de la part des usiniers. Ceux-ci, de leur côté, moderniseraient probablement leur matériel s'ils étaient certains de recevoir un approvisionnement plus constant et s'ils ne se heurtaient aussi à l’oppo-

sition des ouvriers de leurs ateliers, les soudeurs en particu-

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lier, qui craignent que travail mécanique soit, pour eux, synonyme de chômage.

Qu'on ajoute encore les variations de prix de la rogue, la concurrence étrangère, la fraude sur les marques, etc., etc., l’on aura un aperçu de l’enchevêtrement des motifs de la crise actuelle.

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