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au cadre de la caisse, porte le mouvement différentiel, qui présente la disposition imaginée par M. Gaillardet. Il résulte de cette disposition que la faible charge restant à supporter à Tavant du moteur se trouve reportée sur les pignons et les roues coniques; mais ici cela n'a pas d'importance, car la fatigue qui en résulte pour ces organes est négligeable par rapport aux efforts qu'ils ont à transmettre.
Les engrenages sont formés de disques métalliques serrés les uns contre les autres et séparés par des feuilles de cuir, ce qui les rend complètement silencieux. On modère la vitesse en appauvrissant le mélange en hydrocarbure. La direction s'obtient par un essieu brisé, inventé par M. Jeantaud.
Les allongements possibles des deux chaînes sont corrigés par un dispositif qui permet.de reculer Tessieu d'arrière. La suspension de la caisse est complètement indépendante de celle du moteur, de sorte que la caisse est à l'abri des trépidations et peut s'enlever facilement pour permettre la visite du mécanisme.
Le moteur Daimler est employé dans les voitures de MM. Panhard et Levassor, ainsi que dans celles de la maison Peugeot. Ces voitures se construisent généralement à deux ou à quatre places.
Dans la voiture Panhard et Levassor (flg. 132), le moteur est de 3,33 chevaux pour 4 voyageurs et tourne constamment à la vitesse de 760 tours, quel que soit l'effort à exercer: lorsque la vitesse devient trop grande, les gaz brûlés ne sont plus expulsés complètement, ce qui appauvrit le mélange tonnant et diminue la consommation de gazoline.
Le moteur est placé à l'avant du véhicule et enfermé
dans un coffre à volets mobiles, de sorte qu'on peut accéder facilement à tous les organes principaux du mécanisme. Ce moteur entndne un arbre intermédiaire au moyen d'un embrayage à friction, de sorte qu'on peut mettre le moteur en train sans que la voiture se mette en marche ; on fait ensuite démarrer doucement le véhicule en communiquant l'impulsion motrice aux engrenages, préalablement engrenés. L'arbre intermédiaire porte un manchon qui peut glisser sur lui, et
Fia. t33. — Voltnra i pétrole à i placet, fonns phidlou.
qui est muni de trois roues dentées pouvant engrener avec trois autres roues, calées sur un arbre placé audessus du premier, dans le plan médian du véhicule. Ces trois roues correspondent à trois vitesses différentes.
Pour produire les changements de marche, l'arbre
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supérieur porte à son extrémité une roue conique, qui engrène avec deux autres roues de même forme, folles sur un^rbre transversal. Ces deux roues tournent donc en sens contraire Tune de Tautre. Au-dessus est un manchon dentelé, qui glisse à rainure sur un autre arbre transversal, portant également un pignon, qui actionne Tessieu d'arrière au moyen d'une chaîne «de Gall. La voiture se meut en avant ou en arrière, suivant que le manchon est embrayé avec Tune ou l'autre des deux roues folles. L'essieu est tournant, comme dans les wagons de chemin de fer.
La direction se fait par un essieu brisé; elle s'obtient par l'intermédiaire d'un levier, que le conducteur tient de la main gauche ; cette direction, en raison de la combinaison employée, est douce et ne donne lieu à aucune fatigue. La grande vitesse est réglée généralement à 18 kilomètres; on peut cependant marcher plus vite. La petite vitesse est employée dans les montées et les mauvais passages. Sur une route sèche et en bon état, on peut gravir des pentes de 10 centimètres par mètre. La voiture possède deux freins : l'un se manœuvre avec une pédale, l'autre avec un levier ; ce dernier ne sert que pour les descentes rapides ou les arrêts instantanés. Un réservoir spécial contient une provision d'eau d'environ 35 litres, nécessaire pour refroidir les cylindres. Cette provision doit être renouvelée dans les longs parcours, par exemple tous les 50 kilomètres.
La consommation s'élève en moyenne à 0,04 fr. d'essence par kilomètre pour les voitures à 2 places et à 0,05 fr. pour les voitures à 4 places. Un réservoir placé à l'avant contient une provision d'essence pour environ 80 kilomètres ; on peut du reste placer à l'ar-
rière une provision supplémentaire, qui permet de faire 300' kilomètres.
Les roues sont généralement' en bois avec cercles en fer; elles peuvent être garnies de bandages en caoutchouc, qui adoucissent beaucoup le roulement et préservent le mécanisme. Le poids de la voiture à 4 places est de 700 kilogrammes.
Dans la voiture Peugeot, le moteur est placé à Tarrière, ce qui reporte la charge sur les roues motrices ; Vessieu est fixe et les roues sont attaquées par leur moyeu au moyen d'une chaîne de Gall. Cette voiture est caractérisée par l'emploi de tubes d'acier creux ; les assemblages du cadre sont faits par brasure et les pièces du mécanisme y sont rattachées par des brides boulonnées. Aucun tube n'étant perforé, le bâti creux peut servir comme réservoir d'eau de réfrigération, ce qui allège l'appareil. Le poids de la voiture à 4 places est de 530 kilogr.
On sait que ces deux systèmes de voitures ont donné d'excellents résultats dans les récents concours de voitures automobiles.
Tricycles et bicyclettes. — Diverses tentatives ont été faites pour appliquer à la traction des cycles les moteurs de diverses espèces. Dès 1883, MM. Delàmare-Deboutteville et Malandin avaient construit un tricycle qui fonctionnait au moyen de gaz, comprimé à 10 kgr. dans deux cylindres en cuivre; mais, ici encore, le moteur à pétrole paraît devoir l'emporter, parce que c'est lui qui transporte sa provision d'énergie sous la forme la plus maniable.
Le tricycle de MM. Jeanperrin frères est mû par un moteur à quatre temps, à deux cylindres, dont les