TRICYCLES ET BICYCLETTES
bielles attaquent la même manivelle. Les soupapes d'admission sont des clapets automatiques ; les soupapes de décharge sont mues par des cames. Les tubes d'allumage sont chauffés par un petit réchaud à charbon de bois. Les cylindres sont refroidis par une enveloppe d'eau. L'essieu moteur est attaqué par deux chaînes. Un levier permet défaire passer la vitesse de 8 à 20 kilomètres. On construit aussi un quadricycle du même système, qui peut recevoir deux personnes, et dont la marche est, paraît-il, beaucoup plus sûre.
La bicyclette à pétrole de MM. Wolfmùller et Geisenhof a la forme d'une bicyclette de dame, mais elle est plus grande. Le cycliste a les pieds sur deux supports et l'appareil est assez bas pour qu'il puisse facilement les poser par terre. La roue d'avant est directrice et ne diffère pas de celle d'une machine ordinaire ; la roue d'arrière est pleine, afin d'avoir plus de résistance.
Le moteur est placé à la partie inférieure du cadre; sur la partie antérieure est placé l'évaporateur et, au-dessus de lui, le réservoir de gazoline. L'hydrocarbure tombe goutte à goutte dans l'évaporateur, où il traverse une série de tamis de gaze, qui augmentent la surface d'évaporàtion. L'air pénètre dans cet appareil à travers une sorte de filtre, qui arrête les poussières. Le moteur actionne l'axe de la roue d'arrière par l'intermédiaire d'une bielle et d'une petite manivelle. Le poid§ de l'appareil ne dépasse pas 50 kilogrammes. La vitesse se règle aisément, de 5 à 40 kilomètres, en tournant une pièce filetée» placée sous la main droite et qui ouvre ou ferme graduellement le robinet de chute de la gazoline,
la soupape d'admission du gaz dans la chambre d'inflammation et la valve d'admission de Teau de refroidissement. En déclenchant brusquement un ressort placé autour de la pièce de réglage, on ferme toutes les communications et Ton arrête la machine instantanément.
La stabilité de la machine est très grande, les organes les plus lourds se trouvant à la partie inférieure. Les tubes creux du cadre servent à la circulation de Teau de refroidissement et de Thuile de graissage.
Bateaux. — On construit aujourd'hui des machines â vapeur qui conviennent très bien à la navigation, car elles donnent, sans être d'un prix trop élevé, une grande puissance sous un petit volume et un faible poids. Cependant ces machines comportent toujours certains inconvénients : nécessité d'un homme spécial; obligation d'entretenir le feu un certain temps avant le départ, ainsi que pendant les arrêts ; surcharge produite par le combustible et par l'homme ; diminution de l'espace réservé aux passagers ; défaut de propreté résultant du charbon, des cendres et de la fumée.
Tous ces inconvénients disparaissent avec les moteurs à gaz tonnants. Les moteurs à gaz ont été essayés récemment par M. Capelle pour la navigation sur la basse Seine, où la Société « La Seine maritime », du Havre, s'est proposé d'installer un service rapide de transports au moyen de chalands munis de moteurs à gaz de ville comprimé.
Le premier de ces chalands qui ait été mis en service. Vidée y est muni d'un moteur du type « Simplex », modifié pour cette nouvelle application. Ce moteur est vertical, à deux cylindres, et actionne directement