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A GAZ SIMPLES

mettent le dégagement des gaz; des rainures pratiquées dans le vase maintiennent le parallélisme des deux électrodes.

Régulateur. — La figure 138 montre aussi un régulateur à air, formé d'une pompe dont le piston est fixe, tandis que le cylindre se meut avec le tiroir. L'air comprimé derrière le piston soulève une soupstpe à ressort, qui relève plus ou moins un couteau d'acier, agissantsur le robinet d'admission du gaz combustible.

On emploie de préférence aujourd'hui le régulateur

Fie. 13(1. — RépiUlcur-pondulu.

(fig. 139); c'est un pendule double, que la pesanteur tend toujours à ramener dans la verticale et qui porte un cran à sa partie inférieure. D'un autre côt^, le tiroir mobile porte un double couteau, destiné â attaquer la soupape d'admission du gaz : en marche normale, le cran du pendule appuie sur la queue de ce double couteau, le maintient horizontal et assure l'ouverture du robinet à gaz. Mais, si la vitesse de la ma-

cbiue s'accélère, le cran manque le couteau, comme on le voit sur la seconde partie du dessin, et le robinet ne s'ouvre pas.

Compression; mise en marcIie. — L'ingénieuse disposition de ce moteur permet d'employer une forte compression. Tin petit appareil très simple évite l'em-

PiD. 140. — Motsur SJmplei niioclé bvh un guoginc BuIre-LeDcauchei.

ploi d'un self-starting. Un robinet, disposé sur le logement de l'inflammateur, permet d'introduire, par le conduit oblique, une première charge de mélange tonnant. On provoque une étîn«elle, et l'explosion fait démarrer le piston.

Applications. — Le moteur Simples justifie bien son nom : il est simple et par conséquent robuste ; malgré la grande compression, la marche est bien silencieuse.

C'est le premier moteur qui ait été construit pour de grandes puissances : un moteur monocylindrique de cent chevaux figurait déjà à l'Exposition de 1889. Depuis cette époque, cette limite a été largement dépassée. Les moulins de Pantin possèdent un moteur monocylindrique, alimenté au gaz pauvre, qui donne deux cent vingt chevaux au frein.

Le moteur Simplex est souvent associé avec le gazogène Buire-Lencauchez. La flg. 140 montre une installation de ce genre, relative à un moteur de grande puissance : le gaz est amené à la machine par une canalisation souterraine.

Le moteur Simplex peut s'appliquer également à la conduite des dynamos: ainsi il est employé pour l'éclairage électrique à la station centrale d'Etrépagny (Eure), au grand hôtel « Riviera Palace » à Nice, pour une transmission de force à la fabrique d'engrais de M. Linet, à Aubervilliers. C'est encore un moteur Simplex modifié qui actionne le chaland Vidée, dont nous, avons parlé plus haut.

Motear à pétrole Merlin.

Ce moteur (fig. 141), employé' sur la locomobile décrite plus haut, est vertical, fonctionne à quatre temps et présente une certaine analogie avec le moteur Grob.

Le socle forme un récipient hermétiquement clos, qui communique avec une pompe à air et une petite pompe à huile. L'air débité par la première pompe fait remonter le pétrole jusqu'à la seconde, qui l'envoie au vaporisateur à travers un appareil de pulvérisation.

J. LeFKTEE. Les Moteurs. 22

Ce vaporisateur est chauffé par une lampe à pétrole spéciale.

Fia. Ul. — Motnii t pélrols Mcrlio.

L'inflammation se produit au contact des parois, fortement chauffées, du vaporisateur.

Le régulateur agit sur la soupape d'échappement

pour empêcher la compression et règle en outre le débit de la pompe à pétrole, qu'il peut même arrêter complètement. Le débit est ainsi rendu proportionnel à la puissance développée.

Pour la mise en marche, on chauffe le vaporisateur avec une petite lampe pendant cinq minutes, puis on donne quelques coups à la pompe à air et Ton pousse au volant.

Malgré sa marche très rapide, ce moteur est parfaitement stable ; il est d'un prix peu élevé, et sa consommation n'est pas exagérée, de sorte qu'il convient parfaitement aux applications agricoles. 11 se construit depuis un demi-cheval jusqu'à dix chevaux.

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