MOULINS A AXE HORIZONTAL
chacun sert d'axe à une aile ayant la forme d'un rectangle gauche. Ces ailes sont formées de lattes transversales équidistantes, normales aux bras et recouvertes d'une voile en natte ou en toile. Pendant les arrêts, on serre les voiles en les rapprochant de Taxe. Un frein, placé dans l'intérieur du moulin, sert à maintenir la roue immobile.
Pour éviter de serrer les voiles, ce qui est dangereux par les grands vents, M. Berton a imaginé de constituer les ailes par des planchettes longitudinales se recouvrant partiellement, comme les lames d'une jalousie, et articulées, au moyen de brides, avec des lattes transversales qui peuvent elles-mêmes tourner autour de leurs points d'attache sur les bras. Tout le système est commandé par un pignon central, dont l'axe passe dans l'intérieur de l'arbre, qui est creux; on peut donc, au moyen d'une manivelle qui termine cet arbre, faire varier l'inclinaison des lames sur les bras et réduire peu à peu la surface de l'aile jusqu'à la seule largeur des bras.
Ce système a le défaut de donner aux ailes, qui sont planes, la même inclinaison sur la direction du vent dans toute leur longueur, tandis qu'il convient, pour un bon rendement, que cette inclinaison aille en augmentant, de 30^ pour la partie la plus voisine de l'arbre à 60° pour l'extrémité de l'aile.
Tout le mécanisme d*un moulin peut tourner autour d'une forte pièce de bois verticale,, pour permettre de donner à l'arbre la direction du vent.
Certains moulins s'orientent automatiquement, quand le vent vient à changer : ils sont munis pour cela, dans le plan vertical passant par l'arbre et du côté
opposé aux ailes, d'une queue portant une sorte de girouette qui détermine roriehtation,
La puissance moyenne que peut donner un moulin ne peut s'estimer que si Ton connaît exactement le régime moyen des vents à remplacement même du moulin, régime qui peut varier d'une année à Tautre, de sorte qu'on ne peut avoir que des approximations assez vagues. D'après Coulomb, un moulin ordinaire du type flamand, à 4 ailes de 21 mètres de diamètre, peut fournir une puissance d'environ 7 chevaux avec un vent de 7 mètres par seconde. D'après M. Wolff, un moulin du type Corcoran, l'un des plus répandus aux Etats-Unis, donne, avec le même vent, pour une roue de 7,60 m. de diamètre, faisant 30 à 35 tours par minute, une puissance de 1,34 cheval; un moulin à roue de 3,20 m. donne une moyenne de 2,4 chevaux, avec une dépense de 0,12 fr. par cheval-heure.
Moalins américains.
Les moulins à vent sont d'un usage extrêmement fréquent en Amérique; ainsi, aux Etats-Unis, on en comptait, en 1893, plus de 500000; ils sont surtout répandus dans les grandes plaines du Missouri et du Mississipi, où ils alimentent des pompes allant puiser jusqu'à 50 et même 150 mètres l'eau nécessaire au bétail. 11 convient de dire que, dans ces plaines, le régime des vents paraît plus favorable qu'en Europe; ainsi, à Saint-Louis, on admet que le vent possède une vitesse d'au moins 30 kilomètres à l'heure, pendant au moins les quatre cinquièmes de l'année.
Les moulins à vent doivent toujours être établis de manière à supporter la plus grande vitesse de vent