Echo des mines et de la métallurgie
ressorts en acier. Le bras qui supp(^rte chaque aile ne passe pas par le milieu de celle-ci ; il laisse d'un côté un tiers de la surface, de l'autre côté les deux tiers. Quand la-force du vent dépasse une limite dangereuse pour la résistance, l'aile bascule en faisant fléchir les ressorts ; elle se présente plus ou moins de profil dans le vent; Tefi'ort agissant sur le moulin ne peut donc dépasser une limite prévue, d'où sécurité absolue. Lorsque l'intensité du vent diminue, Taile reprend d'elle-même sa position, sous la pression des ressorts. L'appareil se passe bien, parait-il, de surveillance.
La commune de Rosay, dans le département de la Marne, vient d'établir une distribution d'eau complète avec bornes fontaines, abreuvoirs, bouches d'incendie et concessions à domicile.
Cette distribution est entièrement alimentée par un moteur à vent de 4,800 m. de diamètre, placé à 15 mètres au-dessus du sol. Les eaux sont refoulées par cet appareil à 20,170 m. au-dessus de la source dans laquelle se fait l'aspiration.
Tout le système a été mis en marche au mois d'octobre 1894 et, malgré l'expérience d'un hiver long et rigoureux, il ne s'est produit aucun accident.
C'est la première fois dans la région de l'Est que l'on signale l'emploi d'un moteur aérien pour une distribution d'eaux publiques.
Nous citerons encore une installation d'éclairage électrique commandée par un simple moulin à vent. Cette installation est d'origine anglaise; elle fonctionne avec succès, paraît-il, depuis deux ans, chez un simple particulier. Le moulin à vent en question actionne, au moyen d'une seule aile de 6 mètres de diamètre, et d'un
certain nombre deroues d'angle, une dynamo de 2 kilowatts, qui charge une batterie d'accumulateurs de 46 éléments ayant une capacité de 200 ampèreheures. Dès que la dynamo donne 100 volts, elle est connectée automatiquement avec les accumulateurs.
Cette installation suffit à Téclairage de 4 bâtiments comprenant 137 lampes, dont 40 au plus brûlent simultanément.
Ce qu'il y a de particulier à la dynamo employée, c'est que les inducteurs portent 2 enroulements, l'un en dérivation, l'autre en série, mais enroulé en sens contraire, de sorte que son eflfet est démagnétisant. Si la vitesse est petite, le courant principal est faible et la désaimantation du champ est faible aussi. Si, par un grand vent, la vitesse croît, l'intensité du champ est maintenue dans les limites normales par cet enroulement en série. Ainsi la vitesse du moteur dépend de la vitesse du vent, mais la dynamo n'est jamais surchargée et donne un courant dont la tension varie très peu. Il faut remarquer aussi qu'une décharge des accumulateurs par renversement de pôles de la dynamo est impossible dans ce cas.
Avec un vent ayant une vitesse de 16 kilomètres à l'heure, la dynamo donnait 3,5 ampères et 110 volts, avec une vitesse de 32 kilomètres à l'heure, 18,25 ampères et 112 volts.
L'installation entière revient à 10000 francs environ.