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MOULINS RÉGLÉS PAR G

au moyen d'une glissière, communique, parTintermé-

diaire d'une tringle en bois, un mouvement vertical alternatif à la tige du piston de la pompe. Le moteur et son appareil de transmission sont supportés par un bâti en fonte calé, à sa partie inférieure, sur un tube en fer creux formant axe et fixé au centre d'un manchon également en fonte. Des galets en acier, intercalés entre le manchon et la base du bâti, permettent à ce dernier de tourner librement autour de Taxe en fer creux.

Dans les moulins construits depuis 1891, le graissage de toutes les parties frottantes se fait automatiquement, au moyen d'une disposition qui constitue un véritable palier graisseur.

Au-dessous de chaque coussinet, se trouve un réservoir d'huile ; dans le coussinet inférieur est ménagée une sorte de douille dans laquelle est placée une petite sphère en liège flottant à la surface de l'huile ; la pression exercée par l'huile sur cette sphère assure le contact avec l'arbre qui l'oblige à tourner.

Enfin, pour rendre le moulin plus sensible à l'orientation, la pièce centrale, au lieu de reposer sur la partie plate de la tête de charpente, s'appuie sur un collier de billes en acier qui ne nécessite aucun graissage, le frottement de glissement étant remplacé par le roulement.

Moulins à arrêt automatique. — Un certain nombre de modèles sont disposés pour s'arrêter automatiquement, soit après un certain nombre de tours, soit, lorsqu'ils actionnent une pompe, à la fin du remplissage du réservoir alimenté par cette pompe.

La fig. 39 montre un moulin Myers disposé pour ce dernier cas. En temps normal, le rochet 8 est main-

MOULINS A ABRÈT AUTOMATIQUE 113

tenu dégagé d'un cliquet, actionné par la bielle même de la pompe. Dès que le niveau voulu est atteint, l'eau

soulève le flotteur 14, suspendu au levier 12 par la

corde 15, ce qui amène le rochet 8 en prise avec le cliquet. Le treuil 3 est ainsi mis en mouvement et sa corde 6, tirant par le ressort 17 sur le gouvernail C, ramène parallèlement à la roue, qui se dérobe alors automatiquement du vent. En même temps, le frein à ressort 16 serre la poulie 1, et arrête immédiatement la rotation du moulin. Afin d'arrêter le mouvement du gouvernail lorsqu'il est devenu parallèle à la roue, on a découpé sur le rochet 8 une partie plane 18, qui limite Tare denté à la longueur nécessaire pour accomplir ce mouvement.

Si Ton veut arrêter le moulin après un nombre de tours déterminé, on remplace le flotteur 14 par le cro-

Fio. 40. — Moulin Myers : dispositif pour arrêter après un nombre

de tours voulu.

chet21 (fig. 40), qui s'attache de même à la corde 15; un écrou formant butée se déplace sur la vis 22, qui reçoit le mouvement de l'arbre du moulin par l'intermédiaire du cliquet et du rochet 2; cet écrou vient repousser le crochet 21 et détacher la corde, lorsque l'appareil a fait le nombre de tours voulu.

Moulins sans gouvernail. — Pour les petits moulins, il arrive parfois qu'on supprime complètement le gouvernail. Le modèle (fig. 41) est équilibré par un contrepoids en fonte, en forme d'étoile, placé à l'extrémité du bras qui remplace le gouvernail ordinaire ; il marche vent arrière, de sorte qu'il se maintient automatiquement dans la direction du vent, sans le secours d'aucun gouvernail. La roue est du type Halladay ; quand le vent devient assez violent, elle se replie, comme le montre la figure, en soulevant un régulateur à poids, dont le moment résistant augmente à mesure qu'il s'élève, de sorte qu'il oflFre une résistance de plus en plus grande au ployage des ailes ; quand le vent diminue, ce régulateur ramène la roue à sa première forme.

Tours des moulins à vent. — Pour mieux recevoir le vent, les moulins américains sont généralement disposés au sommet d'une tour, qui doit être légère, solide et peu coûteuse. Ces tours se font le plus souvent en acier, et en bois pour les hauteurs exceptionnelles, qui exigeraient la création, toujours coûteuse, d'un type spécial en fer ou en acier. La figure 42 représente une tour en bois de 45 mètres de hauteur, portant un moulin Côrcoran, dont la roue a 6,80 m. de diamètre. Cette tour a 14 mètres de côté à la base et 6 au sommet. Les quatre montants d'angles ont leurs sabots en fonte attachés par des tirants à de gros dés en briques, de 1,50 m. de côté, sur fondation en béton et pilotis ; chacun de ces montants est formé, jusqu'à une hauteur de 37 m., de 3 madriers en sapin de 0,15 m. d'équarrissage.

Pour les petits moulins, on emploie quelquefois des tours à balancier (fig. 43) : le moulin, fixé à l'une.des extrémités du balancier F, est équilibré par un con-

FiG, 42. — Tour e . Lirivu, Let Mol«urB.

trepoids P ; il peut ainsi être facilement amené à terre pour le graissage, les réparations, etc., puis remis en place d'un coup du balancier, que Ton attache ensuite en G. Sur le' modèle représenté, le balancier est formé d'un faisceau de quatre cornières, convenablement entretoisées et disposées de manière à laisser passer la tige R de la pompe, guidée par les collets R* R^ autour de Taxe tubulaire H du balancier.

Applications. — Il n'est pas sans intérêt d'énumérer les nombreuses applications auxquelles se prêtent les moulins en Amérique, où, comme nous l'avons dit plus haut, ils peuvent se compter par centaines de milles. Ils servent principalement à actionner les pompes pour les usages domestiques, l'alimentation du bétail, l'irrigation des prairies, la distribution de l'eau dans les villages et les petites villes. C'est surtout dans la région californienne, le Colorado, le Texas, etc., qu'ils sont utilisés pour les irrigations.

Arkansas City, dans le Texas, possède une distribution d'eau alimentée par un moulin Corcoran de 4,30 m. de diamètre; Macpherson City (Kansas) emploie pour le même usage un moulin de 6,60 m., placé sur une tour de24 mètres. Mais c'est principalement dans les fermes que ces moulins rendent le plus de services, car ils peuvent être employés non seulement au service de l'eau, mais à tous les autres usages, et en particulier à la petite meunerie. Signalons encore leur application aux petites installations d'éclairage électrique, avec le concours d'une batterie d'accumulateurs.

Il est à regretter que ces appareils, peu coûteux et susceptibles de rendre bien des services, ne soient pas plus répandus en France.

Nous pouvons cependant citer quelques applications

Fia. 43. — Tout h. balancier Psrr^.

récentes. Ainsi, à Montmartre, sur la terrasse du

Moulin de la Galette, M. Doifranc/ ingénieur, vient d'établir* une installation complète pour la production de la lumière électrique, en utilisant la puissance du vent.

La partie essentielle de ce moulin se compose d'une ossature formée de bras rayonnants, en fer, sur lesquels sont disposés des ailes planes en tôle au nombre de six à quatorze. L'arbre horizontal actionné par ces ailes est monté sur un bâti, qui peut pivoter autour de son arbre vertical. L'extrémité de Tarbre horizontal opposée aux ailes porte des contrepoids équilibrant le poids de ces organes; elle est munie, en outre, du dispositif servant à régler la vitesse du vent.

Ce résultat est obtenu simplement à Taide d'une palette faisant face au vent et suspendue librement, à sa partie supérieure, à un axe horizontal. Cette palette agit par un bras de levier assez court sur un frein appliqué sur une poulie montée sur Tarbre horizontal.

Plus le vent souffle avec force, plus le moulin tend à tourner vite ; mais en même temps le vent agit avec d'autant plus d'intensité sur la palette verticale et par conséquent le frein s'applique d'autant plus énergiquement sur la poulie, en modérant proportionnellement la vitesse de rotation .

L'inconvénient de l'instabilité dans la force du vent est ainsi réduit dans les limites pratiques ; quant au danger des ruptures par suite de tempêtes, il est évité, paraît-il, par la disposition des ailes. Celles-ci sont, en effet, mobiles sur les bras qui les portent et elles sont maintenues contre le vent par l'action de

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