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MOTEURS DU SECOND TYPE

bustion. Ces opérations se reproduisent périodiquement et forment le cycle du moteur : on voit qu'elles comprennent:

V Admission du mélange sous la pression atmosphérique ;

2° Explosion du mélange à volume constant ;

3° Détente ;

4° Refoulement et échappement des produits de la combustion dans Tatmosphère.

Le moteur peut être d'ailleurs à simple ou à double efiet, c'est-à-dire que l'ensemble des opérations précédentes peut SB produire d'un seul côté du piston ou des deux côtés. Les premiers appareils construits étaient à double effet; mais, depuis, on a préféré la disposition à simple effet.

Du reste, ce type tend à disparaître ; on préfère ordinairement les moteurs à compression ; le mécanisme est un peu plus compliqué, mais cet inconvénient est compensé par une marche plus économique. On ne construit plus que quelques moteurs de ce genre, comme les moteurs Bénier et Economie Motor.

Moteurs du second type. — Dans ces appareils, au lieu d'enflammer le mélange à la pression atmosphérique, aussitôt après l'avoir aspiré, on le comprime d'abord à 3 ou 4 atmosphères et on le fait détoner sous le volume réduit qu'il occupe alors.

Le cycle comprend donc les opérations suivantes :

1° Admission du mélange sous la pression atmosphérique ;

2° Compression du mélange ;

3** Explosion du mélange à volume constant ;

4° Détente ;

J. Lefètbe. Les Moteurs. 10,

5*^ Refoulement et échappement des gaz dans Tatmosphère.

Ce type peut se subdiviser en trois groupes :

A. Moteurs à deux temps, — Un certain nombre d'inventeurs ont cherché à obtenir une explosion à chaque tour, d'un même côté du piston, afin d'avoir un mouvement plus régulier : mais on est obligé pour cela d'employer plusieurs cylindres, dont l'un seulement est moteur : les autres servent à refouler le mélange, soit directement, soit à travers un ou deux réservoirs, dans le premier cylindre, où il est comprimé et allumé. Ces appareils, dont le type le plus connu est le moteur Dugald Clerk, ne semblent pas en faveur actuellement, à cause de la complication du mécanisme, qui a de plus pour effet d'accroître ce qu'on nomme l'espace nuisible.

B. Moteurs à quatre temps, — Ces appareils, qui se répandent de plus en plus, ont pour type le moteur Otto; toutes les opérations s'accomplissent dans un seul cylindre et, comme une course est réservée à chacune d'elles, on n'a qu'une explosion tous les deux tours, d'un même côté du piston. Ce dispositif est plus simple : c'est ce qui le fait préférer ; il est vrai qu'il donne une régularité un peu moins parfaite, inconvénient auquel on pourrait remédier par l'adjonction d'un second cylindre moteur.

C. Moteurs à six temps, — Ces moteurs sont peu nombreux ; le cycle entier s'accomplit encore dans un même cylindre, ainsi que dans le groupe précédent ; mais on a ajouté deux courses supplémentaires, servant à aspirer et à refouler une charge d'air pur.

Moteurs du troisième type. — Au lieu de faire dé-

toner brusquement le mélange, à volume constant, on le fait brûler graduellement, de telle sorte que la pression reste constante. Les autres opérations ne sont pas modifiées, et le mélange peut encore être comprimé, de sorte que le cycle comprend :

P Admission du mélange sous la pression atmosphérique ;

2° Compression du mélange;

3* Combustion du mélange sous pression constante ;

4° Détente;

5^ Refoulement et échappement des produits de la combustion dans l'atmosphère.

Ce type comporte le plus souvent deux cylindres, l'un moteur, l'autre compresseur; il se construit peu actuellement. Cependant, d'après M. A. Witz, il ne le cède guère au type précédent, surtout quand on comprime fortement le mélange; or, ici, une grande compression est sans inconvénient, puisque la pression du mélange n'augmente pas par la combustion, comme cela a lieu dans les machines à explosion. Ces machines sont un peu compliquées, mais présentent une grande douceur de fonctionnement ; elles paraissent avoir des chances d'avenir dans le cas des grandes puissances, Tadj onction d'un compresseur ne constituant alors qu'une dépense négligeable.

Moteurs du quatrième type. — Dans quelques moteurs, le piston est rendu indépendant au moment de l'explosion et n'entraîne l'arbre moteur que pendant sa descente, qui s'effectue sous l'action de la pression atmosphérique. Le mélange est aspiré pendant le tiers de l'ascension ; l'explosion se produit alors et lance le

piston jusqu'au haut du cylindre, d'où il redescend ensuite en refoulant le mélange et en l'expulsant.

Ces moteurs, dits atmosphériques y sont complètement abandonnés aujourd'hui. On peut signaler un intéressant projet, non encore construit, de M. Vermand, dans lequel la marche a été perfectionnée par l'adjonction d'une compression préalable.

On construit au contraire beaucoup de petits moteurs mixtes, dans lesquels la pression due à l'explosion agit comme force motrice pendant l'ascension et la pression atmosphérique pendant la descente. Ces appareils sont donc à double effet, mais les deux actions contraires sont inégales.

On place souvent ces moteurs à côté de ceux du premier type, leur cycle présentant de grandes analogies. L'ensemble des opérations comprend :

V Aspiration du mélange sous la pression atmosphérique ;

2** Explosion à volume constant (en course libre pour les moteurs atmosphériques) ;

3° Détente ;

4° Refoulement du piston par l'atmosphère en course motrice ;

5° Refoulement et échappement des produits de la combustion dajis l'atmosphère.

Le tableau suivant, que nous empruntons à M. Witz, montre bien la suite des opérations qui se succèdent derrière le piston, dans les moteurs des quatre types énumérés ci-dessus, et présente synoptiquement les transformations subies par les gaz, avant et après leur combustion.

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