‹ Les moteursChapitre 78 sur 114 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Moteur Otto. — Moteur Grossley. — Moteur Lenoir. — Moteur de la Compagnie du gaz. — Moteur Kœrting-Lieckfeld. — Moteur « Le Triomphe ». — Moteur Tenting. — Moteur Charon. — Moteur Gadiot. — Moteur Niel. — Moteur Grob.

Dans ces moteurs, le mélange détonant n'est pas allumé aussitôt après son admission ; il est d*abord comprimé. Les opérations à accomplir sont donc au nombre de quatre : admission, compression, travail, échappement, et, dans les appareils de ce groupe, elles se produisent dans un même cylindre, une course étant réservée à chacune d'elles. On n'obtient donc qu'une explosion pour quatre courses, c'est-à-dire tous les deux tours, du môme côté du piston.

Ce système a été réalisé pour la première fois d'une façon pratique en 1876 par M. Otto : depuis cette époque, et surtout depuis que les brevets Otto sont tombés dans le domaine public, les moteurs à quatre temps se sont multipliés ; ils sont aujourd'hui de beaucoup les plus répandus, l'expérience ayant montré que la dissymétrie résultant de ce qu'on n'a qu'une impulsion tous les deux tours ne nuit pas à la régularité de la marche. De plus, on tend actuellement à accroître énormément la compression préalable, ce qui abrège peut-être un peu l'existence des moteurs, mais donne un meilleur rendement et augmente l'économie.

J. LEFÈYaE. Les Moteurs. 13

Motôor Otto.

Nous décrirons d'abord le motteur Otto, qui est le plus ancien et. le plus connu des moteurs à' quatre temps. Dans cet appareil, toutes les opérations s'effectuent dans le même cylindre, par le jeu d'un même piston; l'aspiration du mélange et l'allumage sont produits par un même tiroir; l'échappement se fait par une soupape.

Description. — Le cylindre (fig. 66), horizontal, est ouvert à sa partie aïitérieure ; il est soutenu en porteà-faux sur le socle et terminé par une culasse qui sert de glissière pour la tige du piston. Celui-ci actionne, ^ar l'intermédiaire d'une bielle et d'une manivelle, un arbre horizontal muni d'un volant. Comme, sur quatre courses, une seule est motrice, le volant doit emmagasiner l'énergie produite pendant cette seule course afin de suffire au travail résistant produit pendant les trois autres courses, sans que le mouvement se ralentisse sensiblement ; ce volant a donc un rôle important et doit posséder une grande masse.

Tous les organes de distribution sont commandés par un axe horizontal bb\ qui reçoit le mouvement de l'arbre de couche, par l'intermédiaire d'un engrenage conique J, disposé de telle sorte que le premier arbre fasse un seul tour pendant que le second en fait deux. Le tiroir plat E reçoit un mouvement alternatif horizontal, au moyen d'une barre H et d'une manivelle K, fixée à l'extrémité de l'axe bb'. Cet axe porte en outre deux cames B et C : la première commande la soupape d'échappement s (fig. 67) par l'intermédiaire du levier G, qui passe sous le cylindre ; la seconde,

es

Page 1