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qui actionne la soupape d'admission F du gaz au tiroir de distribution, au moyen du levier A, peut se déplacer sous Faction du régulateur à boules R, qui reçoit luimôme le mouvement de l'engrenage conique L. Lorsque la vitesse augmente, le régulateur déplace la came C,
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FiG. 67. — Moteur Otto : mécanisme du tiroir.
qui ferme la soupape F, et l'air pénètre seul dans le
cylindre, jusqu'à ce que la vitesse ait repris sa valeur.
Distribution et allumage. — Sur la figure 67, les
dessins I et III montrent en élévation et en coupe
les appareils de distribution et d'allumage ; le second et le quatrième indiquent la formation de la flamme comprimée et son introduction dans le cylindre; le dernier est une vue du tiroir E'. Ce tiroir glisse entre la plaque de culasse E" et la contre-plaque E, que maintiennent des ressorts. L'air arrive par l'ouverture D, pratiquée dans la culasse même du cylindre; le gaz est amené par le conduit ab, creusé dans la contre-plaque, et traverse les orifices multiples du diflFuseur c. Les deux gaz se mélangent par le conduit pq et sont introduits par /dans le cylindre. Les orifices du difi'useur sont percés dans la glissière E', de telle façon que le gaz continue à arriver au conduit / un peu après que l'admission de l'air a été supprimée en q.
Le tiroir ferme ensuite le cylindre pendant la compression; puis Tallumage se produit.
La chambre d'allumage tnm, creusée dans le tiroir E', reçoit d'abord du gaz pur par le tuyau d et la rainure horizontale dd'\ elle est amenée ensuite devant le brûleur permanent e, qui enflamme le gaz dont elle est remplie à la pression atmosphérique. Puis, le tiroir continuant à avancer vers la droite, cette chambre est isolée de la contre-plaque et mise peu à peu en communication avec le cylindre par le conduit i, le trou 5, appelé trou d'équilibre, et le canal oblique vu, La flamme contenue dans cette chambre passe ainsi peu à peu de la pression de l'atmosphère à celle qui règne derrière le piston. La chambre mm se trouve enfin reliée largement au cylindre et sa flamme détermine l'allumage du gaz très riche contenu dans la lumière /; ce gaz, à son tour, donne en brûlant un dard de flamme qui
J. Lefëvre. Les Moteurs. 13.
pénètre dans le cylindre et fait détoner le mélange pauvre qui s'y trouve comprimé. Les produits de la combustion s'échappent ensuite par une soupape indépendante du tiroir. La disposition de ce tiroir est extrêmement remarquable.
Mise en train. — Le levier e (fig. 66) permet de déplacer à la main la came de décharge B pour faciliter la mise en train en supprimant la compression. Un courant d'eau, réglé par un robinet, circule autour du cylindre pour le refroidir ; la température ne doit pas dépasser 85°. Un réservoir graisseur G' distribue l'huile méthodiquement au tiroir et au cylindre par deux conduits obliques ; une petite turbine, mue par la corde m, distribue l'huile aux tubes.
Une poche de caoutchouc doit être disposée sur le conduit qui amène le gaz au brûleur, pour empêcher l'aspiration de se produire directement dans la conduite. La prise de gaz pour le brûleur doit être branchée en amont de la poche de caoutchouc et le plus loin possible de celle-ci.
Tous les organes du moteur Otto sont accessibles, indépendants les uns des autres et faciles à démonter.
Stratification du mélange tonnant. — 11 faut observer que, dans cet appareil, le mélange tonnant se trouve additionné d'une partie des produits de la combus-. tion précédente. En outre, le tiroir est disposé de sorte que l'admission du gaz se prolonge un peu après celle de l'air. Otto pensait obtenir ainsi une stratification du mélange en couches de plus en plus combustibles, à partir du piston, de manière à ralentir la combustion, à abaisser la température maxima et par suite à diminuer l'effet nuisible des parois: Il parait peu probable
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que cette stratification se produise réellement : d'après M. Witz, la combustion lente et progressive est due seulement à la dilution, et ne présente pas d'ailleurs d'avantage marqué, parce qu'elle abaisse le rendement. La supériorité du moteur Otto provient, non de cette stratification, mais de la compression préalable et de l'heureuse disposition des organes.
Autres types de moteurs Otto. — Depuis quelques années, la maison Otto construit aussi des moteurs qui diflFèrent un peu du type précédent. Ainsi le tiroir à double fonction d'admission et d'allumage peut être remplacé par une distribution à soupapes (fig. 68); cette disposition convient surtout aux puissances supérieures à 40 chevaux, parce que les tiroirs prennent alors des dimensions exagérées et deviennent d'un entretien difficile. Le bec d'allumage est remplacé par un tube métallique incandescent. Dans ce cas, Tadmission du mélange et l'inflammation sont donc produites par des mécanismes différents ; du reste, le mélange tonnant arrive toujours en face de l'orifice d'allumage, de sorte que le canal d'introduction est toujours rempli d'un mélange très explosible. Enfin la glissière du modèle précédent est supprimée.
Moteur à deux cylindres. — On peut reprocher au moteur Otto, ainsi qu'à tous les moteurs à quatre temps, de manquer de régularité, l'impulsion motrice ne se produisant qu'une fois sur deux coups de piston. L'usine de Deutz, près de Cologne, qui construit le moteur Otto pour l'Allemagne, y a remédié en donnant aux cames d'admission une légère inclinaison et en les disposant de telle sorte qu'il y ait admission de gaz à chaque coup. Cependant, lorsqu'on tient à obtenir up
J. Lbfètre. Les Moteurs. 13..
; Otlo a deux cjlindrea.
228 MOTEURS A GAZ DU SECOND TYPE A QtJATRE TEMPS
mouvement parfaitement régulier, comme cela est nécessaire pour Téclairage électrique, surtout lorsqu'on emploie Tincandescence, il vaut mieux se servir de moteurs à deux cylindres (fig. 69), constituant en quelque sorte deux moteurs simples placés parallèlement. La distribution se fait par deux tiroirs conjugués, disposés de façon que Taspiration dans Tun des cylindres corresponde à la compression dans Tautre ; les deux manivelles motrices étant parallèles., on obtient ainsi une impulsion pour chaque tour. Jusqu'à la puissance de 25 chevaux, les tiroirs servent à la fois à l'admission et à la mise de feu, comme dans le premier type simple que nous avons décrit. Au-dessus de cette limite, les tiroirs sont très réduits et produisent seulement l'inflammation, la distribution se faisant par soupapes. L'arbre porte deux volants.
Moteur vertical. — Le type vertical (fîg. 70) convient aux faibles puissances. Ce modèle, qui est muni d'un large socle servant à la fois de bâti et d'enveloppe, présente tous les organes essentiels du type horizontal, décrit plus haut. On voit à gauche le tiroir et le brûleur ; l'air est puisé dans le socle même, ce qui amortit le bruit de l'aspiration et empêche l'introduction des poussières. L'allumage est produit par un transport de flamme sous pression, comme dans le type horizontal.
Consommation. — La consommation des moteurs Otto est un peu supérieure à celle de quelques autres machines du même groupe ; elle dépasse 700 litres par cheval-heure efiectif. Cela tient, d'après M. Witz, à la faiblesse de la compression, qui ne dépasse jamais 2,5 kgr. On perd ainsi un peu de rendement, mais on
■ F.O. 10. - Molsur ïccUcal Vtto.
J. Letét». Las Hoteuri,
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232 MOTEURS A GAZ DU SECOND TYPE A QUATRe' TEMPS
a un certain avantage au point de vue de la résistance et de la durée de Fappareil.
Moteur Grossley.
Principe. — MM. Grossley frères, d'Openshaw (Manchester), concessionnaires des brevets Otto pour TAngleterre, ont fait subir au modèle de l'ingénieur allemand un certain nombre de perfectionnements intéressants.
Tout d'abord la compression préalable est beaucoup plus forte que dans le moteur Otto ; elle s*élève à 5 atmosphères ; la vitesse du piston est aussi beaucoup plus grande ; elle a été portée dans quelques machines jusqu'à 250 tours ; ainsi que l'a démontré M. Witz, ces deux conditions constituent le meilleur moyen de perfectionner le cycle et d'améliorer le rendement des moteurs.
Moteurs horizontaux. — Dans les moteurs Grossley horizontaux, la distribution se fait par des soupapes et l'allumage par un tube de fer incandescent ; ces dispositions ont été appliquées, depuis, aux moteurs Otto.
L'arbre de distribution, qui reçoit le mouvement de l'arbre de couche par deux roues hélicoïdales, actionne des leviers articulés qui passent sous le cylindre et qui commandent la soupape d'aspiration, la soupape d'échappement et l'obturateur d'inflammation. Le premier levier porte un régulateur d'inertie, qui règle la vitesse.
Le tube en fer qui enflamme le mélange tonnant est placé dans une cheminée et chaufi'é par un bec Bunsen ; il est monté à vis sur un conduit, muni d'un obtu-
(j^j,. rateur^ qui communique avec la chambre de compression.
]1 existe un grand nombre de modèles de moteurs
Wan- 'Ati-
Crossley ; nous représentons quelques-uns des plus récents. Le type Y (fig. 72) possède une puissance de 75 chevaux au gaz de ville riche ; toutes ses par-
. ]. LiFiTUB. Lu Molsara. It.
ties sont facilement accessibles ; il présente de remarquables qualités de régularité et d'économie.
Pour les grandes puissances, on recommande le type Y 2 {fig. 71), formé de deux machines opposées, dont les pistons agissent alternativement sur un même arbre
Fio. "3. — Moleur verlicalCroasIcy, lypo JVet RVldialributcuràsoupûpea.
k vilebrequin. Le modèle représenté est de 150 chevaux. Le seul reproche qu'on puisse adresser à cet appareil, c'est de présenter une très grande longueur
et d'offrir quelques difficultés pour le démontage ( pistoQS.
Fia. 74. — Moteur domMtiqoc Craatley, tjpe HV.
II existe des modèles spéciaux pour l'éclairage électrique, marchant à grande vitesse. Les moteurs
236 MOTEURS A CxAZ DU SECOND TYPE A QUATRE TEMPS
Crossley sont fréquemment alimentés par le gaz Dowson.
Moteur vertical. — Les moteurs verticaux se rapprochent davantage du type Otto :. l'allumage par transport de flamme est conservé, ainsi que le tiroir plan, qui se meut horizontalement à la base du cylindre, sous Taction d'un arbre de distribution vertical, placé latéralement. L'admission du gaz est généralement réglée par un régulateur-pendule, monté directement sur l'extrémité du tiroir. Le modèle représenté (fig. 73) développe une puissance de 1 et 1,25 cheval; le type HV (fig. 74) peut donner 3/8 de. cheval.
Consommation. — Dans les moteurs Crossley, la consommation du gaz a pu être abaissée à 575 litres par cheval-heure.
Moteur Lenolr.
Modèle de la Compagnie du gaz. — M. Lenoir a repris en 1883 Tétude de son premier moteur et Ta complètement modifié ; le nouveau modèle est construit par la Compagnie parisienne d'éclairage au gaz et par la maison Rouart frères ; la figure 75 montre le premier type. M. Lenoir a complètement abandonné la marche à double, effet et adopté le cycle à quatre temps et la compression préalable. Le cylindre est placé en porte-à-faux sur le bâti, et sa tige, guidée par une coulisse cylindrique, commande l'arbre de couche par l'intermédiaire d'une bielle et d'une manivelle. Il est divisé en deux parties : P le cylindre proprement dit, dans lequel se meut le piston, et qui>est refroidi par un courant d'eau ; 2® une chambre de
MOTEUR LENOIB 237
compression et d'explosion, qui, n'étant pas refroidie par ce courant, reste toujours à une température élevée ; cependant les parois de cette chambre sont munies de larges ailettes, venues de foute avec elles, pour les empêcher de rougir. Cette élévation de température est sans inconvénient, puisque te piston ne pénètre pas dans la chambre de compression, où ne se trouve d'autre organe que la soupape d'échappement, placée au centre de la culasse.
modèle, Ij'pe de ta C"
Distribution. — L'admission et la décharge sont commandées par un petit arbre de distribution, parallèle à l'arbre de couche, qui reçoit le mouvement de ce dernier par l'intermédiaire d'une paire de roues dentées, et fait un seul tour pour deux, tours du volant.
Cet arbre porte deux excentriques et actionne les soupapes d'admission et de décharge par des leviers et des tringles.
La distribution se fait par une soupape placée sur le côté du cylindre ot i'ailumage est produit par une étincelle d'induction. Ce raécanisme est représenté figure 76 ; il comprend deux chambres voisines, réunies par une soupape s. L'air arrive dans la première chambre par ta tubulure A. et se mélange avec le gaz, introduit par les orifices du diff'useur B ; le mélange
- MolBur L«nDir ; dlstrlbulioD et allunuge.
traverse alors la soupape s, qui s'ouvre sous la pression du levier a, commandé par l'arbre de distribution, et pénètre dans la seconde chambre ; l'allumage est produit en c par une étincelle, et l'explosion se propage dans la chambre de compression par un conduit non figuré, la soupape s étant refermée.
Allumage. — L'inflaramateur électrique se compose d'une bougie isolante de porcelaine, contenant en son