CHAPITRE PREMIER
Puissance des cours d'eau. — Chute brute et chute réelle. — Variations de la chute. — Marche par éclusées. — Classification des récepteurs ^/ hydrauliques.
»n Puissance des cours d'eau. — Les récepteurs ou mo-
le teurs hydrauliques, roues et turbines, utilisent la puisr sance mécanique des cours d'eau.
e Le plus souvent, on se sert pour cela d'une chute,
naturelle ou artificielle. Dans ce cas, Fénergie que î peut fournir le cours d'eau en un certain temps a pour 5 mesure le produit de la chute H par le poids d'eau P écoulé dans ce temps. Lorsque la première quantité est exprimée en mètres et la seconde en kilogrammes, l'énergie s'obtient en kilogrammètres. Mais on estime généralement le poids P en mesurant en mètres 1 cubes le volume Q débité pendant le temps considéré. 1 Si, enfin, on réduit le temps à une seconde, le nombre T de kilogrammètres obtenu représente la puissance de la chute.
T = 1000 QH.
Pour transformer cette expression en chevauxvapeur, il suffit de diviser le second membre par 75.
J. Lefètre. Les Moteurs. 1
Il faut ajouter qu'aucun récepteur ne transmet intégralement toute l'énergie qu'il reçoit du cours d'eau ; il y a toujours, comme dans toutes nos machines, une certaine perte, qui est due principalement aux actions mutuelles du liquide à son entrée dans le récepteur et pendant son séjour, aux frottements, à la vitesse avec laquelle l'eau s'échappe ; on ne peut donc employer qu'une quantité d'énergie