‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 103 sur 258 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

« Voilà le commencement de la fin I »

Le mot a été attribué à Talleyrand, prédisant reffon- (Irciueut deTEmpire. (Album perdu^ 1829, p. 128.)

D'ajyrès Sainte-Bouve, il Taurait prononcé à la nouvo11(mI('s désastres de la campagne de Russie, en 1812. Voy. sim étude sur M, de Talleyrand^ chap. III.)

Si'lon d'autres, ce n'était pas Talleyrand qui avait mis le mot en circulation, mais il en accepta volontiers la paternité lorsque, aux Cent- Jours, M. de Vitrolles lui en lit honneur.

M. Ed. Fournier dit avoir eu connaissance de ce détail par son ami Audibert, « qui le tenait de ^I. de Vitrolles lui-même m. [ïJ Esprit dans Vhistoire^ 5® éd.,

On n»trouve déjà cette espèce de jeu de mots dans le So/ige d'une nuit d'été^ comédie de Shakespeare. Au V" acte, scène i'"*', Prologue, personnage chargé d'explifpier la pièce qu'on va jouer pour les noces de Thésée, dit aux assistants :

« Si nous vous déplaisons, c'est avec notre bonne volonté. Veuillez croire que nous ne venons vous déplaire qu'avec notre bonne volonté. Montrer notre savoir-faire, voilà le vrai commencement de notre fin. »

(Thatis the truc heginning ofour end,)

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