FURIE
Furie française.
Expression plus couramment employée sous sa forme italienne : furia fvancese.
On a prétendu (voy. Bescherelle) qu'elle avait pris naissance lors de la bataille de Fornoue, si audacieusement gagnée par Charles VIII en 1495. L'historien Guicciardini, qui nous a laissé un récit très détaillé de la campagne de Charles VIII, n'en parle pas à cette occasion.
Jean Houchet (1476-1550), dans le Panégyric du chevalier sans reproche (Louis de La Trémoille), racontant la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (1488 , s'exprime ainsi:
« L'armée commença à marcher en francisque fureur... )) Ce n'est là qu'une autre forme de la même expression.
Dans un récit de \di Guerre romaine sous François I®^ par le poète macaronique Antoine de Arena (mort en 1544), nous trouvons un vers où la locution italienne apparaît pour ainsi dire à l'état embryonnaire :
In prima furia Francosi tôt ita rumpunt.
« Dans leur première furie les l'rançais brisent tout (?) ainsi. »
(Ad suos compagnoues qui sont de persona (riantes ; éd. de 1631, page 27, v. 8.)
En fait d'expressions analogues plus anciennement employées, on a relevé les suivantes :
Furor teutonicus.