‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 108 sur 258 · FURIE · texte numérisé non relu

FURIE

Furie française.

Expression plus couramment employée sous sa forme italienne : furia fvancese.

On a prétendu (voy. Bescherelle) qu'elle avait pris naissance lors de la bataille de Fornoue, si audacieusement gagnée par Charles VIII en 1495. L'historien Guicciardini, qui nous a laissé un récit très détaillé de la campagne de Charles VIII, n'en parle pas à cette occasion.

Jean Houchet (1476-1550), dans le Panégyric du chevalier sans reproche (Louis de La Trémoille), racontant la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (1488 , s'exprime ainsi:

« L'armée commença à marcher en francisque fureur... )) Ce n'est là qu'une autre forme de la même expression.

Dans un récit de \di Guerre romaine sous François I®^ par le poète macaronique Antoine de Arena (mort en 1544), nous trouvons un vers où la locution italienne apparaît pour ainsi dire à l'état embryonnaire :

In prima furia Francosi tôt ita rumpunt.

« Dans leur première furie les l'rançais brisent tout (?) ainsi. »

(Ad suos compagnoues qui sont de persona (riantes ; éd. de 1631, page 27, v. 8.)

En fait d'expressions analogues plus anciennement employées, on a relevé les suivantes :

Furor teutonicus.

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