‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 111 sur 258 · GOUVERNEMENT — GRACE · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT — GRACE

Il Ta formulé dans une letlre adressée à M. le chevalier de... (?), et datée de Saint-Pétersbourg, 15/27 ^oùt 1811.

Parlant des nouvelles lois constitutionnelles de la Russie, rillustre écrivain, tout en rendant hommage aux nobles intentions de Tempereur, ne peut cacher les •craintes qu'il en ressent. Et voici Tune des raisons <ju'il invoque :

(( Toute nation a le gouvernement qu elle mérite. De longues réflexions et une longue expérience, payée bien cher, m'ont convaincu de cette vérité comme d'une proposition de mathématiques. Toute loi est donc inutile et même funeste (quelque excellente qu'elle puisse ^tre en elle-même), si la nation n'est pas digne de la loi et faite pour la loi. » [Lettres et Opuscules^ ^ édition, t. I, p. 264. Lettre 70.)

L'auteur donne comme exemple les Géorgiens qui, -devenus Russes depuis 1802, en sont encore à regretter le temps où leur souverain rendait la justice, parcourant chaque jour les rues de Tiflis, et faisant donner lu bastonnade aux plus coupables.

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