MANDARIN — MANGER
(F® partie, livre VI, chap. ii : Du i^emords et de la conscience.)
Une chanson de Louis Protat, intitulée : Tuons le mandarin^ évidemment postérieure au roman dt^ Balzac, porte comme épigraphe ces quelques lignes que le chansonnier attribue à Rousseau :
« S'il suflisait, pour devenir le riche héritier d'un homme qu'on n'aurait jamais vu, dont on n'aurait jamais entendu parler, et qui habiterait le fin fond de la Chine, de pousser un bouton pour le faire mourir... qui de nous ne pousserait pas c^* bouton et ne tuerait pas le' mandarin ?... »
Enfin, MM. Albert Monnier et Edouard Martin ont donné au Palais-Royal, le 20 novembre 1855, sous le titre : As-tu tué le mandarin f un petit acte dans lequel ils ont reproduit de confiance (scène ii) la prétendue citation de Rousseau.
Si donc, comme cela parait à peu près certain, il y a ici une erreur d'attribution, c'est Balzac qui a été hî premier coupable, (;t c'est de son roman qu'est née la formule : tuei^ le mandarin^ (pii n'existe qu'à l'état embryonnaire dans le passage de Chateaubriand.