‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 163 sur 258 · MARCHEUR — MIDI · texte numérisé non relu

MARCHEUR — MIDI

Telle n'a pas été, croyons-nous, la pensée de Tauteur, et nous ne pouvons voir dans cette interprétation qu'un simple jeu de mots. « Marcheur » dérive ici du verbe « marcher », pris dans le sens de « s'exécuter », se soumettre aux formalités caractéristiques d'une aventure galante.

Ce bout de dialogue, que nous cueillons à la page 41 du Vieux marcheur^ ne peuf laisser aucun doute à cet égard.

Il s'agit de René Faloise, jeune homme de dix-sept ans, qui, à la grande indignation de son oncle Labosse, témoigne de la plus parfaite indifférence sur le chapitre de l'amour, et refuse- obstinément de répondre aux avances d'une petite amie de Labosse, Pauline de Glanes :

« Labosse. — ... Mon neveu a tout ce qu'il faut pour marcher.

» Pauline. — Mais il ne marche pas?

» Labosse. — Pas du tout. »

Quelque peu sympathique que soit ce néologisme, il faut bien admettre qu'il répondait à un besoin, puisqu'il a été accueilli avec tant de faveur dans un certain milieu.

M. Lavedan a tiré de son roman une comédie portant le même titre, représentée aux Variétés le 3 mars 1899.

MIDL

Le Midi bouge.

Souvenir d'une chanson de marche des mobiles du Midi, composée en 1870, au camp de Sathonay (Ain), par Paul Arène (musique arrangée par Aristide Bruant).

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