‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 183 sur 258 · PAYS — PENDRE · texte numérisé non relu

PAYS — PENDRE

Connais-tu le pays où fleurit l'oranger.

Le pays des fruits d'or et des roses vermeilles... C'est là que je voudrais vivre î

(Paroles de MM. Michel Carré et Jules Barbier; musique d'Ambroise Thomas. — Opéra-Comique, 17 novembre 1866. Acte P*", scène vi.)

Pour compléter sur ce point Tinstruction de M. Prudhomme, nous rappellerons que ces vers sont la traduction de ceux que Goethe fait chanter à Mignon dans la première partie de son roman: Wilhel m Mêtster {Années d'apprentissage, 1794, livre III, début du chap. I'') :

Kennst du das I^and, wodie Citronen blûh'n, Imdunkeln Laub die Gold-Orangen glûh'n,

Dahin, dahin Môcht'ich mit dir, o mein Geliebter, zieh'n !

(Connais-tu la contrée où les citronniers fleurissent? Dans le sombre feuillage brillent les pommes d'or... C'est là, c'est là, ô mon bien-aimé, que je voudrais aller avec toi. — Trad. J. Porchat.)

Le premier de ces vers n'est pas moins populaire en Allemagne que sa traduction l'est en France.

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