‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 193 sur 258 · PLAISIR — POURRIR · texte numérisé non relu

PLAISIR — POURRIR

dans le registre coté X ^'^ 8390, aux Archives, ne contient que ces mots eu abrégé : « Car tel est nostre plaisir. » {Conseil secret, fol. 88, v^.)

Un passag(î des Mémoires de Sully a pu faire croire que la formule de chancellerie contenant les mpt^^a bon plaisir » était, au XVI" siècle, d'un usage courant. On y lit en effet :

« Il (Ifrançois P**) laissa en instruction et en pratique à ses successeurs, de ne requérir plus le consentement des peuples, pour obtenir des secours et des assistances d'eux, ains de les ordonner de pleine puissance et authorité royale, sans alléguer autre cause ny raison, que celles de tel est nostre bon plaisir. »

Un peu plus loin, il est question des «dominateurs >> qui « croyent n'y avoir point d'autres loix ni d'autres reigles de droict que leurs seules absolues volontez,... et qui sont en possession de n'alléguer autres causes ny raisons de leurs commandemens, sinon celles de tel est leur bon plaisir ».

(Éd. in-fol. de 1664, t. II, p. 580 et 586.)

Dans un article de la Bibliothèque de VEcole des Chartes (1893, t. LIV, p. 86), M. Louis Demante a signalé de nombreux documents, dont Tun remonte à 1326, où l'expression de « bon plaisir », indépendante de toute formule, est employée dans le sens de plaisir, volonté, et non dans celui de caprice, fantaisie, qu'on a voulu lui attribuer. Quelques-uns de ces exemples, où il s'agit du bon plaisir royal, font comprendre pourquoi le gouvei^nement monarchique a pu être appelé (( régime du bon plaisir ».

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