‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 200 sur 258 · REINE — REMÈDE · texte numérisé non relu

REINE — REMÈDE

roi qui, d'un balcon où il était placé, ne pouvait venir à son secours.

« La cour, dit M'"*' d'Aulnoy, étoit toute remplie de personnes de qualité et de gardes : mais Ton n'osoit se hasarder d'aller secourir la rbine, parce qu'il n'est point permis à un homme de la toucher, et principalement au pied... ))

Deux cavaliers espagnols, sans calculer les graves conséquences de leur témérité, s'élancèrent vers la reine, et furent assez heureux pour la dégager et lui sauver la vie. Après quoi ils se hâtèrent de prendre la fuite pour échapper à la colère du roi. ^lais Charles II fut si heureux de voir la reine saine et sauve, que celle-ci n'eut pas de peine à obtenir leur grâce. Elle leur fit même un présent et, depuis lors, leur témoigna une considération particulière.

{Mémoires de la cour (T Espagne, de 1679 à 1681 ; Paris, 1690, 2® partie, p. 38 et suiv.)

Cette aventure a fourni la donnée d'un roman de Michel Masson, publié en 1837, et d'un opéra-comique de Scribe et Gustave Vaëz (musique de Xavier Boisselot), représenté le 16 janvier 1847. Ces deux ouvrages qui portent pour titre : Ne touche:^ pas à la reine! ont pu suffire à faire de cette formule une sorte de proverbe.

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