‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 218 sur 258 · SERPENT — SIÈCLE · texte numérisé non relu

SERPENT — SIÈCLE

Eu 1720, Bruzen de La Martiniùre ein fît cette imitation, que Voltaire a évidemment prise pour modèle :

Un gros serpent mordit Aurele, Que croyez-vous qu'il arriva ?

Qu'Aurele en mourut : Bagatelle, Ce fut le serpent qui creva.

[Nouveau recueil des Epigrammatistes ; t. II, p. 63.)

Enfin Goldsmith, après Voltaire, a imité la même épigramme dans une chanson qui fait partie du cliap. XVII du Ministre de Vakefield[\.im).

Le grand serpent de mer.

(Supplément.)

D'après un fort intéressant article du savant M. Labbé, dans le Tour du monde du 12 juin 1897, qui analyse et résume Touvrage de M. Oudemans, le « serpent de mer )>, dont Texistence ne saurait être mise en doute, ne serait qu'un phoque de très grande taille et d'espèce encore inconnue, au cou allongé, à la tète petite, à la queue effilée, armé de quatre membres en forme de rames, d(î mœurs paisibles et craintives. Le nom qui paraît devoir lui rester est celui de Megophias merjophias, que lui adonné M. Oudemans.

(A travers le monde, p. 185).

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