‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 217 sur 258 · SERPENT · texte numérisé non relu

SERPENT

Ce fut le serpent qui creva.

(Supplément.)

Voltaire s'inspirait encore j)lus directement, dans le (juatrain que nous avons cité, d'un distique grec du poète Lucillius (!*"* siècle de J.-C), reproduit dans r£/)i- (/rammatum anthologia palatina de F. Didot (t. II, 1872, p. 325 ; cliap. XI, n" 237), et que Ton peut traduire ainsi :

<( Une méchante vipère mordit un jour un Cappadocien : mais ce fut elle qui mourut, après avoir goûté ce sang vtmimeux. »

C'était une allusion à la réputation de méchanceté (pie s'étaient acquise les Cappadociens, comme le dit Constantin Porphyrogénète (IX" siècle), dans son traité De Thematibus (liv. I*""; édit. Niebuhr, t. III, p. 21, 10), où le distique grec se trouve cité.

\J Epigrammatum delectus, publié en 1659 (par Lancelot, d'après Barbier), en a donné cette traduction en vers latins (p. 331) :

Vipera Cappadocem maie sana momordit : at ipsa Gustato periit sanguine Cappadocis.

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