AUVERGNE
<( A moi, Auvergne, ce sont les ennemis I »
Une légende, qui tend à perdre de son crédit, veut que, dans la nuit du 15 au 16 octobre 1760, avant la bataille de Clostercamp (couvent de Gampen, Prusse rhénane),, le chevalier d'Assas, oflicier au régiment d'Auvergne, chargé de faire une reconnaissance, et se trouvant inopinément entouré d^\nglais, ait donné le signal d'alarme en s'écriant : « A moi, Auvergne, ce sont les ennemis ! » C'était son arrêt de mort : il tomba criblé de coups de baïonnettes.
Cette version, mise en circulation par Voltaire, a été soumise à une critique sévère, d'abord dans quelques pages de V Esprit dans Vhistoire, d'Edouard Fournier, puis dans une étude beaucoup plus approfondie de M. Jules Loiseleur, publiée dans la Revue des questions historiques (l®"" juillet 1872, p. 123).
Ces deux auteurs ont déjà signalé la plupart des documents dont nous allons parler.
Voltaire, qui, par une singulière inadvertance, place cet épisode au 15 octobre 1758, n'en avait pas dit un