‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 24 sur 258 · AUVERGNE · texte numérisé non relu

AUVERGNE

mot dans la premi^ro' édition de son Précis du siècle de Louis XV (1768). Ce n'est que dans l'édition in-4'* de 1769 que, sur une lettre de réclamation du chevalier de Lorry, lieutenant-colonel (ou major) au régiment d'Auvergne, lettre insérée dans le Mercure de France d'avril 1769 (p. 170 du V vol.), il se décida à raconter l'anecdote. (Tome XII de la Collection complète de ses QLuvres, Genève, 1769, p. 351.)

Cependant, des protestations ne tardèrent pas à se produire. Elles furent adressées directement à Voltaire, comme l'indique sa réponse au comte de Schomberg, en date du 31 octobre 1769. 11 n'en tint toutefois aucun compte, et se contenta d'en éprouver « des remords ».

D'après certains témoignages recueillis dans les Nouveaux mémoires secrets et inédits de Grimm il834, t. I, p. 188), ouvrage notoirement apocryphe, et qui ne fait d'ailleurs que reproduire à peu près la version de Lombard de Langres, ce serait, non pas le chevalier d'Assas, mais un sergent de sa compagnie, nommé Dubois, qui se trouvait à ses côtés, qui aurait poussé le premier cri d'alarme. Lombard de Langres affirme le fait sur la foi de son père, qui aurait entendu Dubois crier, et d'Assas, blessé grièvement, dire à ceux qui l'emportaient : « Enfants, ce n'est pas moi, c'est Dubois qui a crié. » [Mémoires anecdotiques^ 1823, liv. I, cliap. x.)

Il est toutefois fort douteux que l'un ou l'autre de ces deux braves soldats se soit trouvé dans la nécessité de sacrifier sa vie pour sauver le reste du régiment. On s'appuie, pour le contester, sur le récit du comte de Rochambeau, colonel au régiment d'Auvergne, bien placé par conséquent pour connaître la vérité sur l'alFaire de Clostercamp, et qui d'ailleurs, ayant créé lui-môme la compagnie de chasseurs dont faisaient

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