‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 25 sur 258 · AUVERGNE BEAUTÉ · texte numérisé non relu

AUVERGNE BEAUTÉ

partie d'Assas et Dubois, n'aurait pas manqué de faire valoir un trait d'héroïsme dont il aurait lui-même recueilli quelque honneur.

Or, d'après ses Mémoires, publiés en 1809, deux ans après sa mort, voici comment les choses se seraient passées (t. I, p. 162) :

Rochambeau, averti de la présence de l'ennemi, est violemment attaqué une heure avant le jour. Il ordonne aux grenadiers ot aux chasseurs de faire feu et *de tenir à leur poste jusqu'à la mort. D'Assas, placé à l'extrémité de l'aile gauche, est attaqué et se défend vigoureusement. Un officier lui crie qu'il se trompe et tire sur ses propres troupes. Il sort du rang pour se rendre compte de l'exacte position des Anglais, et crie : (( Tirez, chasseurs, ce sont les ennemis ! » Il tombe aussitôt percé de coups.

Cette version, bien qu'elle fasse le plus grand honneur à la vaillance du chevalier, est, on le voit, sensiblement différente de celle qui le représente comme allant explorer le terrain avant le combat, et se vouant à une mort certaine.

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