‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 34 sur 258 · BOUSINGOT · texte numérisé non relu

BOUSINGOT

rouge des Bourguignons (et il énumérait divers signes de ralliement) ;

» Mais nous ne comprenons pas les chapeaux cirés. Que signifie, s'il vous plaît, un chapeau ciré ?

» Qu'avons-nous reconnu dans ce meuble de tête d'assez mauvais goût ? D'honnêtes commis, d'estimables oisifs, des Guelfes du Golisée d'hiver, des Gibelins du bal d'Italie... »

Un second article, du 7 février, intitulé Le Bousingot^ débutait ainsi :

« Le Bousingot, c'est le chapeau ciré.

» Le bousingot ou le chapeau ciré existe ordinairement de dix-huit à vingt-trois ans ; il a encore un an de droit à finir pour retourner dans son pays et changer d'opinion. Il reporte ordinairement le luxe de son costume et de ses manières, dans l'excroissance de sa barbe et de ses favoris ; il est tout cuir, poil, loutre et républicain. »

Puis venait une charge à fond de train contre les opinions subversives du bousingot, résumées dans la fameuse formule : il rCy a plus rien.

Il ne se passait pas de semaine sans quelque nouvelle provocation.

Paraissent successivement : le 13 février, la Biographie du bousingot ; le 18, Le bousingot père de famille ; le 26, Banquet des bousingots ; le 28, Comment on fait un bousingot ; le 16 mars, La femme du bousingot.

Enfin, le 23 mars, paraît Le bousingot rouge^ où il est dit :

« Après avoir usé le chapeau de cuir verni et le large ruban oleu, il vient d'adopter le chapeau rouge...

» Pourquoi l'ont-ils pris rouge ? c'est que le rouge c'est la couleur du sang, le sang leur couleur, leurs principes... »

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