CONQUÊTE
La plus noble conquête de l'homme.
Il est sans doute superflu de rappeler que cette expression fut employée par Buffon dans son étude Du cheval^ auquel il donne le premier rang parmi les animaux domestiques [Quadrupèdes, 1753).
On connaît le début de ce morceau célèbre :
« La plus noble conquête que Thomme ait jamais faite est celle de ce lier et fougueux animal, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats : aussi intré})ide que son maître, le cheval voit le péril et Talfronte ; il se fait au bruit des armes, il Taime, il le cherche, il s'anime de la même ardeur... )>
Il semble que le grand naturaliste se soit inspiré ici d'un fameux passage du livre de Job, où le noble caractère du cheval est ainsi tracé :
« Il frappe du pied la terre, il s'élance avec audace, il court au-devant des hommes armés.
» Il ne peut être touché de la peur, le tranchant des épées ne Tarrête point.
)) Les flèches sifllent autour de lui, le Aîr des lances et des dards le frappe de ses éclairs.
» Il écume, il frémit, et semble vouloir mangei* la terre ; il est intrépide au bruit des trompettes.
» Lorsque Ton sonne la charge, il dit : Allons ; il sent de loin l'approche des troupes, il entend la voix