FEMME
par M. Juies Glaretiiî dans les Petites nouvelles du Figaro^ à la date du 25 octobre 180,'^
Il le citait comme ayant été dit par Sainte-Beuve à ,propos de la Vie de Jésus, de Renan, qui venait de paraître.
Peut-être n'était-ce là ([u'un emprunt à qutdque vaudeville contemporain, que nos i^echerches ne nous ont pas fait découvrir.
Quelques jours après Tincendie du Bazar de la charité (4 mai 1897), où tant de femmes et quelques hommes trouvèrent une mort horrible, le souvenir de de ce mot inspira à M. Ranc une cruelle réilexion :
(( Au lendemain de la catastrophe, écrivait-il dans le Radical du 14 mai, une brave femme, après avoir lu la première liste des morts, disait dans son langage populaire : « Ça manque d'hommes ! »
« Toutes les femmes de ce pays sont rousses
et acariâtres. »
Voltaire écrivait, en 1750, dans son ouvrage : Des jnensonges imprimés (S XXXI II) :
(( C'est surtout dans les voyageurs qu'on trouve le plus de mensonges imprimés... je ne j)arle que de ceux qui nous trompent en disant vrai, qui ont vu une chose extraordinaire dans une nation, et qui la prennent pour une coutume... Ils ressemblent à cet Allemand qui, ayant eu une petite difliculté à Blois avec son hôtesse, laquelle avait les cheveux un peu trop blonds, mit sur son album : « Nota bene, toutes les dames de Blois » sont rousses et acariâtres. »
Ce trait de naïveté a été mis sur le compte de l'historien anglais Tobie SmoUett (1721-1771). Cette attri-