‹ [Les moujiks;Chapitre 2 sur 26 · I . Auberge, dcbit · texte numérisé non relu

I . Auberge, dcbit

LES MOt'JIKS

petites filles qui, d'eu bas, remonlaient un seau d'c'.i s'arrélèreul pour écouler.

— Maintenant au Bazar Slave, ce senties dîners..., murmura Nicolas, pensif.

Assis au haut de l'escarpement, Nicolas et С!^а reg"ardèrent le soleil descendre, le ciel d'or et de pourpre se réfléchir dans la rivière, miroiter aux fenêtres de l'égalise et dans toute latmosphère, d'une tranquillité, d'une fraîcheur, et d'une pureté inexprimables, que l'on ne voit jamais à Moscou. Puis, le soleil disparut; le troupeau se rassembla, bêlant et mugissant; les oies volèrent vers Joukovo, — et tout se tut. La lumière douce s'éteignit, et à sa place se pressa l'obscurité du soir.

Cependant le père et la mère de Nicolas étaient rentrés chez eux. Ils étaient tous deux maigres, édentés, courbés, et de même taille. Leurs brus, Maria et Fiokla, rjui travaillaient de l'autre côté de la rivière, chez le pomechtchik 1, arrivèrent elles aussi. L'une, la femme de Cjriaque, avait six enfants; Fiokla, la femme de l'autre frère de Nicolas, Denis, qui était soldat, en avait deux. Et quand Nicolas vit dans l'isba toute cette famille, tous ces corps petits et g-rands grouiller sur la souj)ente, dans les berceaux et dans tous les coins, quand il vit avec quelle avidité son père et les femmes mangeaient leur pain noir trempé dans de l'eau, il

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