PERTE VE
Défense des inscrits maritimes et boucholeurs de Charron accuse pour 1934, une vente de 65.000 paniers de 50 kgr. soit 3.250.000 kgr. Alors qu’à La Rochelle où affluent les expéditions des deux autres centres d'Esnandes et Marsil- 1, l'expédition totale est de 3.783.150 kgr., le seul port de Charron fournirait 3.250.000 kgr. Or, les expéditions d’Esnandes et Marsilly sont au moins aussi importantes.
À Charron, on estime à 15% environ les livraisons par camions automobiles et celles-ci augmentent chaque année.
Le tonnage des moules de bouchots expédiées annuel-
. lement est partout en augmentation.
A CHARRON en :
1930 50.000 paniers de 50 kilogrammes 1931 58.000 paniers de 50 — 1934 65.000 paniers de 50 —
Le Syndicat de l’Aiguillon-sur-Mer donne pour chiffres :
Moules péchées sur les gisements naturels : 139.000 kgr. Cette pêche fut pratiquée généralement à la pelle. (72 pêcheurs).
Moules péchées sur les 83 km. de bouchots:1.277.500 kgr. Si nous comparons avec les expéditions ferroviaires, nous constatons qu'il y a un quart de différence environ, qui représente la consommation locale et les expéditions par camions.
A Paris, en 1926, les Halles centrales de Paris donnèrent le chiffre de 14.000 tonnes par an pour la consommation de la capitale.
La production française (officiellement moins de: 30.000 tonnes) est loin de satisfaire notre consommation. Nous importons un gros tonnage des pays nordiques qui augmente tous les ans.
En 1929 158.372 quintaux.
En 1934 239.000 quintaux (statistiques des Douanes), 229.399 quintaux qui se répartissent :
PAVS BAS AR INR EC R 35.942 quintaux 1929 | Union Belgo-Luxembourgeoise. 122.075 — Autres pays étrangers ........ 355 —— PAVS EAST AR a lt ee 226.749 quintaux 1934: Union Belgo-Luxembourgeoise 4.792 — Autres pays étrangers : ....... 8.130 —
Ce sont donc, à l’heure actuelle, les moules des Pays- Bas qui concurrencent le plus les moules de France. Cette moule étrangère est très bonne de goût ; elle est cultivée à plat, possède une garantie officielle de salubrité ; elle coûte, rendue à Paris, le même prix que la moule française de bouchot mais au départ de La Rochelle. Les Pays-Bas ne sont distants de Paris que de 350 km. et ces pays sont organisés pour exporter 40.000 tonnes de moules par an.
Grave problème : les moules étrangères sur le grand marché parisien, ont la faveur des consommateurs français parce qu’elles coûtent moins cher et qu’elles sont garanties saines. Que faut-il faire pour concurrencer ?
Augmenter la production de nos centres mytilicoles pour pouvoir fournir plus et vendre un peu moins cher, telle est la première condition, car nous ne pourrions pas fournir, tout au moins en moules de culture en suspension, la quantité nécessaire pour alimenter les grands centres de consommation. S'il existe quelques stocks de moules de culture «à plat »,—et ces moules pourrait-elles concurrencer la qualité des moules étrangères ? …..— il n'existe aucun stock de moules de culture «en suspension »; toute la production est vendue sensiblement au jour le jour. |
Après l’augmentation de production (qui soulève bien des problèmes et même des protestations) la seconde condition est d’avoir des produits garantis salubres. C'est une condition qui devient nécessaire à la ville si
elle paraît encore superflue à la campagne. A la ville, lorsque l’on a un produit de deux catégories, l’une certi- fiée officiellement salubre, l’autre de provenance inconnue, au même prix, personne n'hésite,
A côté de ces deux grandes questions à résoudre, . d’autres problèmes, tels l’organisation du contingentement, et la diminution des prix de transport pour pro-. duits français, seraient faciles à résoudre.
Nous ne pouvons vraiment défendre notre vente que dans les pays où il n’y a pas, pour ainsi dire, d'industrie mytilicole et où nous ne craignons pas la concurrence des pays nordiques.
L'exportation donnée par la Statistique générale du Commerce Extérieur nous donne les chiffres :
Moules et autres coquillages pleins (sauf huîtres)
exportés 10 À l’Etranger :
1933 1.059 tonnes 1934 SOLE 29 Aux Colonies :
1933 8.765 tonnes 1934 9.786 —
Dans cette statistique où les huîtres ne sont pas comprises, les chiffres peuvent presque intégralement être appliqués aux moules.
Marsilly, dans la baie de l’Aïguillon, vend à l’Algérie et à l'Espagne. Ses moules supportent d’ailleurs parfaitement les voyages ; pêchées dans des bouchots à salinité plus forte, elles se conservent mieux et aussi semblent fermer plus fortement leurs valves. Les expéditions sur l'Espagne et dans les départements de l’Est et du Sud- Est.de la France sont faites sans relais, sans «retrempe ».
Pour l'Algérie, en décembre 1927, pour la première fois, eut lieu une expédition « directe » par Marseille, ‘ mais c’est surtout par Port-Vendres que se font les
Fonteneau 6