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HUMIDITÉ, SES VARIATIONS DIURNES ET ANNUELLES

ponctuées et les chiffres placés à droite se rapportent au thermomètre. Nous avons construit dans la figure 51 les courbes de rhumidité relative à Zurich et sur le Faulhorn correspondant aux courbes de la figure 48.

Zurich.

Faulhorn

Minuit. 3 h. ni. 6 h. m. 9 b. m. Midi. ôh. s. 6 h. s. 9 h. s. Minuit. Fig. 51. — Courbet des variations des degrés hygromélriques à Zurich cl sur le Faulhorn.

Li variation thermométrique moyenne est assez considérable à Halle pendant le mois de juillet ; la variation du degré hygrométrique y est également très-prononcée. Le minimum de l'hygromètre y arrive un peu après le maximum thermométrique parce que les courants ascendants persistent après l'heure la plus chaude. Le matin l'hygromètre continue à monter pendant plusieurs heures après le minimum thermométrique; mais la flgure47 nous montre que la courbe des tensions monte depuis trois heures jusqu'à sept heures du matin. L'état hygrométrique augmente le matin d'abord par l'efîet du refroidissement ; plus tard il continue à croître parce que de la vapeur provenant du sol ou des plantes s'ajoute à l'air encore au repos ; plus tard encore, réchauffement de l'atmosphère devient cause prépondérante et l'hygromètre baisse. Après le passage du maximum de température l'hygromètre se relève rapidement jusque vers dix ou onze heures du soir, puis lentement pendant le cours de la nuit.

Dans le mois de janvier la variation moyenne du thermomètre pendant la durée des vingt-quatre heures est beaucoup moindre qu'en juillet ; la variation de l'hygromètre est également moins accusée.

La courbe hygromclrique de Zurich offre beaucoup d'analogie avec celle de Halle ; il en est tout autrement au Faulhorn. L'hygromètre y monte au lieu de descendre aux heures du maximum de température. C'est qu'à ces heures, le Faulhorn reçoit les vapeurs de la plaine et qu'il se trouve souvent, à son sommet, environné de nuages qui le soir ou la nuit s'abaissent vers des régions moins élevées.

On a souvent discuté sur la loi suivant laquelle varie l'humidité de l'air avec la hauteur. Des météorologistes ont admis, d'après leurs observations, qu'elle est moindre sur les hautes montagnes que dans les vallées ; d'autres s'appuyant également sur des observations exactes ont admis l'opinion contraire.

Une seule chose est à peu près constante, c'est la diminution de la quantité absolue d'eau contenue, sous forme de vapeur, dans l'air à mesure qu'on s'élève dans l'atmosphère. La ligure 48 nous montre en effet que la courbe des tensions est moins élevée sur leRigi qu'à Zurich, et sur le Faulhorn que sur le Rigi. Celle décroissance varie naturellement avec l'origine des courants qui traversent les diverses régions de l'atmosphère ; mais son renversement serait tout à fait accidentel et local. Il n'en est plus ainsi de l'humidité relative qui dépend de deux termes : Thumidité absolue et la capacité de saturation de Tair. La capacité de l'air pour la vapeur décroît rapidement avec la température, ce qui tend à élever l'état hygrométrique, tandis que, la diminution de la vapeur tend au contraire à Taliaisser. Suivant que Tun ou l'autre de ces deux termes l'emportera sur son antagoniste, l'état hygrométrique stTa plus bas ou plus haut. Dans la région des nuages, le degré d'humidité est évidemment plus gi\ind qu'à la surface du sol et surtout qu'au-dessus de la région nuageuse. Cette région monte ou descend suivant les heures du jour, les saisons, les lieux et les vents régnants ; la variation de l'humidité relative subit des oscillations semblables. Ixîs ascensions sur les pics élevés ont

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