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HUMIDITÉ, SES VARIATIONS DIURNES ET ANNUELLES

lieu d'ordinaire, par les beaux temps afin de jouir de la beauté du spectacle qu'on y découvre et aussi pour diminuer les dangers d'un voyage au milieu de rocliei's où ne serpente aucun chemin tracé. On y trouve donc souvent un air plus sec que dans la plaine ; mais que l'on y séjourne assez pour être enveloppé ))ar des brouillards formant des nuages vus de loin, et le contraire se produira. On doit aussi tenir compte d'une autre circonstance. Sur les hauts plateaux des Andes et des Cordillères, on voit les objets en corne se déformer et se tordre; c'est là un signe de grande sécheresse ; mais nous remarquerons que dans le vide l'évaporation est instantanée, et qu'à la surface du globe elle se trouve ralentie par la présence de Tair; sur les hauts plateaux où l'air est très-raréfié l'évaporation doit être plus rapide que dans les plaines même avec un égal degré d'humidité.

L'oscillation annuelle des températures moyennes est accompagnée d'une oscillation inverse des degrés hygrométriques moyens au niveau du sol, et, dans nos climats, l'atmosphère parait généralement moins humide en été qu'en hiver. Il en est tout autrement si l'on envisage non plus l'humidité relative, mais la quantité de vapeur réellement contenue dans l'air.

Nous avons réuni dans la figure 52 la courbe des températures, la courbe des tensions de la vapeur et la cour^Kî des degrés hygrométriques, résultant des observations faites à Halle par M. Kaemtz, pour les divere mois de l'année.

La courbe des tensions de la vapeur marche sensiblement d'accord avec la courbe des températures ; ces deux lignes ont leurs minimums et leurs maximums aux mêmes mois. On remarquera seulement que la première présente un renflement prononcé correspondant aux mois de septembre et d'octobre qui sont généralement les mois où les pluies sont le plus fréquentes en Europe.

Répétons que ces rapports peuvent varier dans des limites

très-élcnducs suivant les climats, la direction des vents dominants et la position relative des terres et des mers; qu'ils peuvent varier marne d'un lieu à l'autre d'une même région,

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L'Iiumidilé relative est assez uniformément distribuée à la surface des grandes mers; l'air y est toujours très-près du point de saturation, surtout à une certaine distance des côtes.

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