USAGE DU BAROÎIÈTRË POUR LA PRÉVISION DU TEMPS
les côtes de Bretagne, particulièrement celles du Midi, que sur les côtes Nord de la France et sur les côtes de Gascogne ; mais les vents du S. y sont quelquefois plus violents.
En dehors du degré de force qu'y atteignent les vents, les conditions d'entrée des ports rendent tel ou tel rhumb plus dangereux ; les côtes de Bretagne sont, en effet, très-accidentées, et leur exposition est très-variable de Tune à l'autre de leurs extrémités. On doit donc tenir compte, en chaque lieu, des conditions spéciales où Ton est placé.
Le baromètre étant haut sur la France, si la pression commence a faiblir, que les vents modérés du quart N. E. inclinent graduellement vers TE. tendant vers le S., que le ciel se couvre graduellement et que le vent des nuages précède le vent des girouettes dans sa rotation directe, — le baromètre continuera de descendre et les vents de fraîchir en tournant au S. et à rO. C'est une série de mauvais temps qui arrivent, plus ou moins graves suivant la saison et 1^ degré de baisse du baromètre, et qui abordent l'Europe par les côtes d'Angleterre.
Si le vent parvenu à l'O. conserve sa force et que le vent des nuages continue à précéder celui des girouettes ; si en même temps le baromètre se relève d'une manière soutenue, — le vent continuer sa rotation vers le N. 0. ou le N. en faiblissant graduellement. La tourmente s'éloigne vers la Baltique : c'est le retour au beau temps, mais, peut-être, pour quelques jours seulement.
Les vents ayant rallié le quart N., si le ciel reste couvert et si le vent des nuages rétrogade à l'O.; ou bien si les vents inférieurs tournent rapidement à TE. tendant vers le S., — une nouvelle série de mauvais temps est peu éloignée.
Si, lorsque le vent atteint l'O. fort, le baromètre, qui s'est déjà mis à la hausse, fléchit de nouveau, il est à présumer que la baisse fera des progrès rapides et que la tourmente redoublera d'énergie du quart S. 0.
450 LA PRÉVlSlOiN DU TEMPS.
Si la hausse barométrique a lieu sans que le vent dépasse le S. 0., elle sera probablement peu durable : des vents forls de S. et S. 0. accompagneront le retour à la baisse, sans que celleci devienne pour cela très-considérable. — Une forte tourmente passe au N. de l'Angleterre.
Lorsqu'en ralliant le N. 0., le vent ne mollit pas, ou qu'il se
relève par intervalle, si le baromètre monte plus rapidement
à Brest qu'à Lorient, et surtout s'il baisse à Lorient, les fortes
brises du quart N. sont à craindre. — La (ourmentc se rabat
,sur l'Allemagne par la mer du Nord.
Le bai*omètre étant près de sa moyenne avec des brises modérées du N. 0., s'il survient une baisse brusque, on doit craindre des coups de vent du quart S. 0. Le retour à la hausse pourra être tout aussi prompt, avec coups de vent de 0. et N. 0. — Une tourmente pénètre sur la France par les côtes Nord.
De faibles brises soufflant des régions N., si le vent tourne brusquement vers l'E. ou le S. avec chule rapide du baromètre, — les rafales et sautes de vent sont à redouter. Une tourmente tend à aborder la PVance par les côtes de Bretagne.
Si, pendant la baisse, les vents, au lieu d'incliner vers le S., se rangent entre le N. E. et le S. E. en fraîchissant, on peut s'attendre à de fortes brises du quart N. E. persistant jusqu'au retour de la hausse. — Une tempête pénètre sur la France par les côtes Ouest ou Sud-Ouest.
liC centre de la tourmente est toujours sur la gauche du vent et sur une ligne perpendiculaire à sa direction, quand cette direction n'est pas déviée par les saillies du sol. I^ centre passe donc à droite ou à gauche du lieu où l'on est, suivant que la rotation du vent y est inverse ou directe ; il passe à une distance d'autant moindre que la chute du baromètre est plus rapide. Au centre même l'accalmie est fréquente, mais de cx)urte durée.