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Les fortes pressfons barométriques peuvent durer pendant une assez longue période de beaux jours avec dos brises variables des régions N. E. ou S. E.; mais cette période est plus fréquemment interrompue sur la Bretagne que sur la Manche par les bourrasques passant sur TAtlantiqui; eu vue des côtes, pour se transporter vers les hautes latitudes. I^ changement de temps a lieu généralement par des vents équaloriaux qui apparaissent d'abord dans les régions élevées de Tatmosphère et y apportent les cirrus, puis les cumulus. Les vents ne tardent pas à fraîchir des quarts S. 0., S. et S! E., suivant que les mauvais temps abordent les côtes à des latitudes plus ou moins élevées. Une rétrogradation du vent de TE. au N. 0. par le N. avec baisse rapide rendrait probables les grandes brises du quart N. 0. — Une tourmente existerait dans le Nord tendant à descendre sur rAUemagne et la France.
Un baromètre modérément bas peut également persister quelque temps avec des brises du quart S. 0., mais les mauvais temps ne tardent généralement pas à survenir.
Sur les côtes Nord de la Bretagne, le régime des vents a beaucoup d'analogie avec celui des côtes de la Manche : les fortes brises du quart N. E. y sont un peu moins fréquentes. Les côtes
Sud offrent plus d'analogie, sous le rapport des vents, avec celles du golfe de Gascogne; mais elles sont j)lus exposées aux coups de vents du S. 0.
CÔTES I)i: CASCOG^K — Dk >AISTKS A BAYONE
Les côtes Ouest de la France, de Nantes à Bayonne, sont déjà un peu éloignées de la ligne de parcours la plus ordinaire des mauvais temps. Lorsqu'elles sont envahies par le cercle d'action directe des tourmentes, ce n'est en général qu'assez tard, quand ces tourmentes ont une grande étendue ou que leur cen-
Irc passe à des latitudes peu élevées, ou bien quand, refoulées vers le Sud au travers de la France et de rAllemagne, elles se transportent sur la Méditerranée.
Des J)0urrasques abordent cependant la France directement par les côtes de Gascogne.
La saillie considérable que présente la péninsule hispanique au Midi de la région des côtes Ouest, tout en abritant cette région contre les premières atteintes des mauvais temps, y détermine souvent des vents réfléchis du N. E. ou des vents d'.appel dû S. E. dont on doit se défier. A ces vents succèdent assez ordinairement des brises du quart S.O. d'autant plus fortes que Ton s'éloigne davantage du massif des Pyrénées : le peu de saillie du terrain n'offre d'ailleurs que de faibles obstacles au développement de ces»brises. Au pied même du massif, à Bayonne, les plus forts coups de vent sont à peu près parallèles à la chaîne et presque toujours du quart 0. N. 0., plus rarement de S. 0. Ils sévissent alors que la direction générale du vent sur la cùle a dépassé TO. vers Itt N.; ils sont d'autant plus violents que les Pyrénées font obstacle à leur expansion dans le Sud.
Les vents d'O. sont les plus dangereux sur toute la côte, î\ cause du petit nombre d'abris qu'elle présente et des bas-fonds qui la bordent. Les vents des quarts N. ou N. E. y sont quelquefois assez violents, les premiers quand une tourmenle traverse, du Nord au Midi, l'Allemagne ou la France, les seconds lorsque la Méditerranée est envahie par ime tempête tournante.
Le baromètre étant haut, des vents fixais d'entre N. E. et S. E accompagnés d'une liaisse barométrique sont l'indice de mauvais temps sur l'Atlantique.
Si la baisse fait des progrès, si le ciel se couvre, si le vent des nuiigcs précède le vent des girouettes dans sa rotation vers la gauche, le \ent tournera vers l'O. par le S., et les coups de veril sont d'autant plus à craindre que le baromètre sera des-
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cendii plus bas et plus vite. — Une tourmente aborde TEuropc par les côtés d'Angleterre ou du Nord de la France.
Si le vent, ayant atteint le S. ou S. 0., le baromètre commence à remonter d'une manière soutenue, si le vent des nuages continue à précéder celui des girouettes, la tourmente remonte vers le Nord. — Le vent faiblira en ralliant progressivement le N. 0. ou le N. Il convient cependant alors de surveiller la marche des instruments. »
Si après un mouvement de hausse le baromètre fléchit de nouveau, si le vent des nuages tend à rétrograder vers TO., les vents ne tarderont pas h suivre ce mouvement et à fraîchir. — La tourmente se rabat sur l'Angleterre vers le Midi.
Si, dans les mômes conditions, la rétrogradation des nunges a lieu jusque vers l'O., c'est une nouvelle tourmente qui arrive de l'Atlantique vers les côtes anglaises.
Si la rétrogradation a lieu vers le S. E. ou TE., une bourrasque s'approche des côtes Ouest, au Midi du lieu où la réiro gradation a été observée.
Si la hausse a été rapide, et si les vents to.irncnl an S. E et S. frais, sans que la baiisse revienne ou fasse de grands progrès, surtDut vers Rayonne, de grandes brises du qunrl S. 0. peuvent s'élever avec un baromètre de hnuleur movcnne et môme au-dessus de la moyenne.- — Une tourm;^nto passe au large remontant vers les hautes latitudes.
Mais si, après une hausse rapide et tandis que le Laromèlre baisse, le ciel se tient au beau, ou si les nuages, quand il en existe, continuent à chasser du N. ou N. 0., on doit craindre les gnindes brises du N. qui persisteront même après le retour de la hausse. — Une tourmente descend de la mer du Nord au travers de l'Allemagne.
Si la baisse a lieu surtout vers Bavonne, ou si le baromètre se relève rapidement surtout vers llochefort, les vents rallieront le N. E. et l'E. fort, et y persisteront même après le retour des
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fortes pressions. — La tourmente aborde la Méditerranée tendant vers l'Afrique occidentale.
Le baromètre étant à une hauteur moyenne et les vents variables du quart N. E., si la baisse et les nuages surviennent rapidement, on doit craindre les rafales et les sautes de vent ;) rO. et N. par le S., ou au N. 0. par le N., suivant le point de la côte où on se trouve. — Une bourrasque pénètre sur la France par les côtes Ouest, le centre passant au Nord ou au Sud du point considéré. Ces bourrasques, à moins qu'elles ne soient fortement orageuses et toutes locales, sont ordinairement amorties dans leurs effets par la saillie des Pyrénées, ce qui n'a plus lieu quand elles abordent plus au Nord.
Sur les côtes de Gascogne, les variations barométriques sont déjà notablement moindres que sur les côtes Nord. Les pressions extrêmes y sont moins éloignées de la moyenne et moins durables.