‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 2 sur 150 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

résumé du Mémoire de M. Peslin sur les conditions d'équilibre de l'atmosphère, et des travaux de M. Meldrum sur les tempêtes tournantes.

Si la connaissance des grands mouvements de l'atmosphère et leur application à la prévision du temps n'a fait chez nous que de faibles progrès, par contre, elle a été prise en très-grande faveur à l'étranger. Il n'est plus de pays, si petit qu'il soit en étendue, qui n'ait organisé ou qui n'organise son service météorologique intérieur pour donner à ses pctrls des avis écoutés quand ils sont efficaces.

L'Atlas des grands mouvements de l'atmosphère que nous avions commencé à l'Observatoire de Paris avec notre regrettable ami M. Sonrel, a été'abandonné en France ; il a été repris en Danemark par M. Hoffmeyer, directeur de l'Observatoire météorologique de Copenhague.

Les observations météorologiques réunies dans le bulletin quotidien de l'Observatoire astronomique de Paris n'embrassent que l'Europe ; de nombreuses lacunes et de fréquentes erreurs de transmission ou de copie en rendent l'emploi très-incertain. Des observations faites au même instant dans toutes les parties civilisées du globe sont concentrées à Washington et imprimées par les soins du général Myer, qui publie, d'ailleurs, chaque jour, des cartes météorologiques embrassant la vaste étendue de l'Amérique du Nord. On peut donc, aujourd'hui, suivre la marche des tempêtes dans l'hémisphère nord depuis l'océan Pacifique jusque dans l'extrémité orientale de l'Asie. Les faits déjà recueillis ne changent rien aux grandes lois des mouvements de l'atmosphère que nous avons résumées dans notre ouvrage ; mais les détails pourront ultérieurement être mieux précisés.

PRÉFACE. m

Les cartes météorologiques quotidiennes de l'Observatoire astronomique de Paris né renferment, pour les vents, que la direction indiquée par les girouettes, avec la vitesse de ces vents rasants évaluée par simple estime. M. Hildebrand, de l'Observatoire d'Upsal, a construit de nouvelles cartes indiquant la direction des cirrus, témoins les plus élevés que nous puissions consulter sur la direction des courants supérieurs de l'atmosphère.

Dans ce grand mouvement qui se développe avec ensemble à Tétranger, nous sommes heureux de constater que la marine française n'a pas cessé de prendre une part trèsactive à des travaux qui l'intéressent au plus haut degré. Les nouvelles cartes des vents et traversées de TÂtlantique, par M. le lieutenant Brault, ont vivement attiré l'attention de la section météorologique du Congrès international de géographie, à côté des travaux bien connus de la marine anglaise et de la marine des Pays-Bas. M. l'amiral Bourgeois avait déjà été le premier à bien comprendre le mode de circulation de l'air à la surface de l'Atlantique nord.

Dans ces conditions, on comprend que les météorologistes des divers pays aient cherché à se rapprocher, à unir et coordonner leurs efforts afin de constituer la science d'une manière plus rapide et plus sûre. Un Congrès international des météorologistes a été tenu à Vienne en 1874 à la suite de deux congrès préparatoires tenus à Leipzig et à Bordeaux : son objet était de reprendre l'œuvre interrompue du Congrès de Bruxelles. Aux paragraphes relatifs à ce dernier nous en avons substitué d'autres, résumant les travaux des Congrès de Vienne et Bordeaux.

Étranger depuis plusieurs années à la direction du service des avertissements aux ports français que nous avions.

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