IV PRÉFACE
non sans peine, organisé dans tous ses détails à l'Observatoire de Paris, nous n'avons pas cessé de le su;*re dans sa marche progressive en Europe et en Amérique, et de continuer, dans rétablissement dont la direction nous est confiée, la recherche des signes précurseurs de l'arrivée des tempêtes ou des grands changements de temps. Les mouvements de l'aiguille aimantée sont les premiers et plus lointains précurseurs des faits météorologiques qu'il nous importe tant de prévoir. Les boussoles commencent à devenir inquiètes, à s'écarter de leur marche habituelle, alors que les mauvais temps se dessinent dans les parages de Terre-Neuve, environ quatre jours avant qu'ils arrivent jusqu'à nous. Les changements dans le degré de transparence des hautes régions de l'atmosphère, les Variations de la quantité de vapeur d'eau contenue dans toute l'épaisseur de la couche atmosphérique, et non plus seulement à la surface du sol, suivent d'assez près les indications des boussoles : ce sont alors les divers actinomètres de jour et de nuit qu'il faut consulter. La composition chimique de l'air, la nature des poussières qu'il charrie nous offrent aussi leurs renseignements particuliers. On ne saurait trop s'entourer de lumière dans la solution d'un problème aussi difficile et aussi grave que la prévision du temps, problème qui exige une grande promptitude dans l'analyse d'une situation presque toncours complexe, en même temps qu'un grand dévouement à sa tache et l'absence de toute préoccupation étrangère à l'œuvre qu'on poursuit.